Projet fermé Royaume d'Ilémnihr

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  • Terraforming du Fort-Brisevent

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  • Construction du Fort-Brisevent

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  • Terraforming d'Elderan

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  • Construction de la Capitale

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  • Autres constructions (Baies pirates, etc...)

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  • Terraforming de Balaard

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  • Farm de ressources

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  • Nombre total d'électeurs
    1
Statut
N'est pas ouverte pour d'autres réponses.

MecaTronix

Member
Joueur
« Ô très cher visiteur, bienvenue dans le royaume où la vie ne trouve plus son Némésis depuis bientôt dix longues années. Un paradis isolé où les sabliers se sont figés, et dans lequel, la mort n'est plus que légende. Vous aurez ici même, le temps de vivre, de construire et de vous épanouir pour l’éternité.

Mais, Ô très cher visiteur, vous me semblez quelques peu désorienté. Prenez donc le temps qu'il vous reste et venez avec moi, au Royaume d'Ilémnihr ! »


Paroles du sage Nefyhr à Vadelios IV.


Bonjour et Bienvenue sur la page du Royaume d'Ilémnihr !

Ce projet, se passant dans une époque médiéval/antique, vise à bâtir un ensemble d'îles et de villes, ainsi que leurs histoires passés et futures. Vous l'aurez compris je pense mais ce Royaume a une particularité bien étrange, le temps s'est arrêter.

Pour être un peu plus précis, il se situe dans une bulle temporelle dans laquelle chaque secondes écoulées, correspondent à plusieurs millénaires du monde réel. Ainsi, ce royaume paraît figé vue de l'extérieur.

En réalité, cela va bientôt faire un ans que ce projet se développe dans l'ombre. J'ai bien entendu commencer et rendu publique « L'épopée de Merrick », qui continue ne vous inquiétez pas, mais le travail fournis remonte à il y a bien plus longtemps que l'apparition de ce dernier. Il se trouve qu'il s'agit du territoire qui nous servait de base à moi et scorpix21.


Un projet d'une ampleur titanesque ? Je ne vous le fais pas dire !

Comme résumé plus haut, ce projet rp regroupera la construction, le terraforming et même l'écriture. En effet, mis à part la construction du Royaume, un vrais travail d'écriture sera mener afin d'écrire son histoires et ces guerres, mais aussi ces légendes et ces coutumes. Pour donner un exemple clair, l'Épopée de Merrick, n'est que le récit d'une personne devenue célèbre. Je n'ai bien évidement pas l'intention de développer à ce point toutes les histoires et légendes, mais elles seront suffisamment détaillées pour s'inscrire dans le « rp » du Royaume.
Mais le projet ne se limite pas à l'écriture, d'importantes constructions de villes et terraforming auront lieux en son sein. En effet, même Elderan, qui est la plus « finis » des îles, sera sujet à de nombreuses modifications dans les mois à venir.


C'est un royaume très diversifié au multiples facettes.

Pour faire simple, le royaume se compose de trois îles,


– Elderan, la plus grande d'entre elles, possède un micro-climat hivernal. Le style de ces maisons se rapproche des maisons médiévales bretonnes. Sa richesse s'est faite grâce au commerce et à sa carrière. Les habitants sont autonomes, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas besoin d'importer de ressources.

– Fort-Brisevent, une forteresse imprenable trônant fièrement au beau milieux de la mer, possèdant un style de construction très atypique, à mi-chemins entre Minas morgul et le mont saint michel. Elle est réputé pour son académie des mages, qui est sa principal source de revenue.

– Balaard, une cité historique posé sur une île volcanique proche d'Elderan, possède un climat chaud et sec, semblable au climat méditerranéen. Les constructions sont dans le style de la Rome antique. C'est une île à la richesse provenant de son marbre, une pierre très prisée par les riches habitants d'Ylis.


ainsi que de trois villes, et peut-être plus à l'avenir.


– Oltran, souvent considérée comme une extention de la capitale, elle est située sur la presque-île du même nom, c'est une ville peuplé majoritairement de pêcheurs et de marchands. Elle est reliée à la capitale par un immense pont.

– Ylis, capitale du royaume, elle est placé sur les côtes du continent. Elle possède une population plus aisée, et des bâtiments historiques. Elle abrite le château du roi, ainsi que la grande bibliothèque.

– Azerodh, ancienne capitale, c'est une vieille citée fortifiée située plus profondément dans les terres. Bien que très diversifiée, la ville n'en reste pas moins tout aussi célèbre pour sa fabrique d'arme dont la qualités est sans égales.


J'ai besoin de votre aide pour mener à bien ce projet !

Nous voici enfin à la partie la plus importante de la présentation de ce projet. J'ai besoin de votre aide pour finaliser la construction de ce royaume. C'est votre aide qui permettra la prospérité du projet. Voici la liste des métiers recherchés :

– Terraformeur : pour embellir le terrain avant de construire.
– Builder : pour bâtir des citées.
– Décorateur : pour aménager les villes.
– Écrivain : pour écrire l'histoire et les légendes du royaume.
– Farmeur : pour nous fournir les matériaux nécessaires.

Toute aide est la bienvenue ! Je vous remercie d'avoir lu cette présentation et vous souhaite un bon jeu.


Annonces :

L'épopée de Merrick : J'éprouve quelques difficultés à écrire le tournoie d'Ilémnihr, cela risque de me prendre encore deux semaines avant d'arriver à un résultat que je trouve satisfaisant. Je vous remercie d'avance pour votre compréhension du retard de la semaine n°4, et vous souhaite par la même occasion une bonne soirée/journée. Pause de la deuxième semaine de Février annulé.
Avancement : Semaine 4, jour 23

Le projet recrute ! : Je suis à la recherche de membres pour avancer dans ce projet rp, merci de me contacter sur discord en message privés ou sur le serveur par /mail et en répondant au sondage, merci d'avance ;)
 
Dernière édition:

MecaTronix

Member
Joueur
Journal de Merrick-Caredohr TRONIX

Jour 1 :

Dans ce journal, je vais vous raconter mon histoire. Bon, il faut bien commencer quelque part. Je me présente, Merrick Caredohr Tronix, Me-ca Tronix c’est plus simple, humble architecte à la vie tranquille, travaillant dans un petit village, situer sur une paisible petite île marchande. Tout allait pour le mieux, je gagnais bien ma vie, et pour dire la vérité, jamais je ne m'étais aussi bien sentis de toute ma vie. En effet, je reviens de loin. On m’avait retrouvé échoué sur la cote de cette île alors que je n'avais que 9 ans, enfin selon les marchands qui m’avaient recueilli. J'ai alors dû me faire une place dans le cœur de ces pauvres habitants qui vivaient alors une terrible famine. A cette époque, le temps glacial empêchait les navires marchands de naviguer convenablement et d’après les dires des anciens, les naufrages étaient monnaie courante. Je suis très sûrement un miraculé de l’un de ces nombreux et tragiques accidents. Mais assez parler de mon passé, si j’écris ces lignes c’est que ce matin, un bateau dont je ne connaissais ni le nom, ni la provenance, à fais escale au grand port. Son capitaine, un certain Alfynn Rumerth, lui aussi était un rescapé de cette période, nous a fait part d’une rumeur qu’il aurait entendu de l’autre côté de l’océan.

« Il y a peu, des géologues ont mis à jour quelque chose qu’ils auraient mieux fait de laisser sous terre. Ils ont déterré ce qui semble être le portail vers… vous savez, l’autre monde. Si ce que les rumeurs disent sont vrais, il a déjà été ouvert une fois, et ce n’était pas beau à voir. Là-bas, la vie ne sera bientôt plus possible et pourtant, tout le monde semble vouloir l’ignorer. Le monde ne tourne pas rond je vous jure. Enfin, j’ai fui mon royaume sans plus attendre et une tempête nous a surpris. Et, vu que j’avais besoin de ravitaillement, ça me faisais deux bonnes raison de venir ici.»

Je me suis immédiatement entendu avec lui. Comme les réparations de son bateau ne seraient pas finies avant une semaine et qu’il n’avait nul par où loger, les chambres de l’auberge étant occupé par ces matelots, je lui ai proposé de loger chez moi. Après tout moi qui rêvais d’aventure, autant qu’il me raconte la sienne.


Jour 2 :

Alfynn a vraiment une vie passionnante. Le mieux dans tout ça c'est son journal de bord où il consigne toutes ces aventures. Pour tout vous avouer, c'est même lui qui m'a conseillé d'en tenir un hier. Il y a de cela une dizaine d'années, il voguait sur l'océan en tant que pirate, pour se faire un peu de blé comme il disait. Mais il s'est fait arrêter et il est retourné du bon côté de la vie. C'était grâce à un brave type qui étais passé le voir à la prison. Il l’appelait « brave type » car il ne s'était jamais présenter. Mais ça ne lui importais peu de connaître son nom. Cette personne lui avais tenu compagnie durant les heures de visites et lui avais fait découvrir des récits de marchands excentriques qui n'avaient pas peur de regarder la mort en face pour mener à bien leurs livraisons. Il dit que ce sont ces histoires, ces personnes qui lui ont fait comprendre quel était son véritable but. Depuis sa libération, il prétend qu'il va devenir le marchand le plus respecté au monde et que son nom résonnera jusque dans les cieux. Un sacré spécimen ce Capitaine Rumerth. Un détail cependant ne m'avais pas échappé, il ne semblait pas vouloir me regarder et les seuls fois où son regard se posait sur moi, il marquait une pause dans son récit et détournais le regard, d'un air triste. Peut-être connaissait-il l'histoire du bateau sur lequel j'étais avant le naufrage. Ce qui est sûr, c'est qu'il m'a redonné l'envie de partir en mer, suivre mon rêve. Malheureusement je n'ai pas de bateau, et ce n'est pas avec mes économies que je vais m'en payer un. Et puis, il y a toute ma vie sur cette île, je ne me vois pas tout quitter comme ça du jour au lendemain. Enfin, j'ai reçu la visite de Latraverse le charpentier. Il veut que je vienne le voir ce soir, c'est probablement pour refaire les plans du bateau.


Jour 3 :

Comme convenue je suis allé voir Latraverse, et comme je l'avais deviné, c'était pour refaire les plans du bateau. Ça va me demander du temps mais je devrais y arriver. En attendant, je suis bien décidé à questionner Alfynn sur son comportement étrange de la veille. Après tout, si il sait la moindre chose sur mon passé, il est normal que je veuille le savoir aussi. Cependant au moment où je suis rentré chez moi, le capitaine avais disparus. Seul un mot était sur la table, signé d'une fine écriture : Alfynn Rumerth

« Cher Merrick, je suis sincèrement désolé de partir ainsi, mais je ne peux rester loger chez vous. Je suis le porteur de connaissances qui pourraient vous attirer des ennuis. Pour le moment, je ne préfère pas vous dévoiler ma cachette. Sachez seulement que je peux vous aider à retracer votre histoire. J'ai été trop longtemps poursuivit au cours de mon voyage, aussi je pense que je vais m'arrêter là, sur cette île, et recommencer une vie plus calme, loin de tout. Veillez à ne laisser aucune trace de mon séjour ici. Mon ami, je vous recontacterais bientôt.


Capitaine Alfynn Rumerth »


Jour 4 :

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Ces mots me hantent, se répètent en boucle sans cesse dans ma tête. « Sachez que je peux vous aider à retracer votre histoire. » Mais qui est-il au final, lui qui débarque de nulle part, et prétend pouvoir m’aider. Trop de questions auxquelles je ne trouve aucune réponse. Toujours est-il que ce matin, je me suis levé, essayant de le chasser de mon esprit pour pouvoir me mettre au travail. C’est que ça ne se fais pas comme ça un plan de bateau. Mais bon ce n’est pas mon premier, je ne me fais pas trop de soucis, je devrais y arriver. Et puis, j’ai plusieurs jours pour le faire, vu que les commandes se font rares en ce moment. C’est assez idiot à dire mais, puisque le travail était plutôt calme ces derniers jours, je n’avais pas pensé à racheter des feuilles et un fusain. J’ai donc dû me dépêcher d’aller faire les courses au grand port. Il faut dire que personne sur cette île ne s’est encore décider à en fabriquer. En même temps, à part moi et Latraverse, personne n’en utilise. Quand je suis arrivé au grand port, plusieurs bateaux de la capitale étaient présents. Etant un habitué, je me suis tout de suite diriger vers le Malg’Labar, un petit bateau marchand reconnaissable à sa grande voile jaune et à sa coque orangé. Son capitaine, Izir Bagarath, un ami de longue date, effectuait régulièrement le transport d’outils de sculpture, de pierre blanche, et de temps en temps, d’outils de cartographie qui faisait un bon substitue à celui que j’utilisais habituellement. A peine arriver à sa hauteur qu’il s’était mis à rire et à me charrier. « Comment se porte notre tête en l’air national ? Il a encore oublié de se ravitailler ? » Par chance, il lui restait justement quelques fusains et autre crayons. Je lui en ai pris une dizaine et lui ai souhaité une bonne journée en lui promettant de passer le voir dès que j’aurais un peu de temps libre. De retour à la maison, je me suis mis au travail tel un acharné, si bien que j’en ai loupé l’heure du déjeuner. Il est maintenant 7h du soir, et je me rends compte que ce boulot m’avais manqué.


Jour 5 :

Toujours aucune nouvelles du capitaine, je commence à me demander si je n’ai pas juste rêvé cette rencontre. Côté travail, ça avance plus vite que prévu, le plan est déjà presque terminé, à vrai dire, il sera près demain si tout va bien. Cependant, je commence à me demander si je n’aurais pas mieux fais de partir en mer plutôt que de rester ici, à mener une vie tranquille, sans risque, sans aventure. Enfin, au moment où j’écris ces lignes, la fatigue me guette. C’est normal après tout, je n’ai pas dormis la nuit dernière. Je commence tôt demain, je dois me reposer, je n’écrirais pas plus ce soir.


Jour 6 :

Cette nuit, était vraiment très étrange. J'ai fais un rêve où je partais prendre la mer en quête d’un trésor. Je crois que toutes ces histoires de bateaux et d’aventures me sont montées à la tête. Mais ce n’est pas seulement la nuit, toute la journée fut surréaliste. Juste après m’être levé, je me suis remis au travail, sans même prendre le temps de manger, ce que d’ailleurs j’ai regretté une heure après. Le plan était déjà fini à midi, il faut croire que je n’avais pas perdu la main durant cette petite période de battement. Fier d’être en avance, je me suis dépêcher d’avaler mon déjeuner, et ai filé comme le vent voir Latraverse. Il fut très étonné de me voir si tôt les plans en main. Il a même cru qu’il m’était arrivé quelque-chose. Puisque l’on était bien trop en avance, les matières premières n'étainet pas arrivées. Elles sont prévues pour demain matin. C’est d’ailleurs mon très cher amis Izir qui doit les amener. Comme Mr.Latraverse non-plus n’avais plus de travail pour aujourd’hui, On a passé le reste de la soirée à parler de la pluie et du beau temps devant un doux feu de cheminer. Jamais je n’aurais pensé passer un moment de détente avec mon employeur principal. Non pas qu’il soit désagréable mais c’est juste qu’il est plus « strict » d’ordinaire. Alors qu’il se faisait tard, je me suis décidé à rentrer à la maison. Et sur le chemin du retour, vers la place du puit, j’ai croisé quelqu’un caché sous sa capuche. Au début, je n’y ai pas vraiment prêté attention. Mais j’ai finis par me demander qui cela pouvais bien être. Personne ne se balade à une heure pareille, se cachant des regards. Et lorsque je suis arrivé devant la porte d’entrée, une lettre était posée contre la porte. Elle portait un petit mot : « De la part de vous savez qui. » je l’ai prise et suis partis rédiger ces lignes avant de me coucher, je la lirais demain, la tête reposée.


Jour 7 :

Ce matin, j’ai pris mon temps. Levé à 9h, j’espère pouvoir profiter de cette journée de repos. Je n’ai reçus aucune demande pour le travail, et le temps est plutôt dégagé. Je me suis dirigé vers la porte pour me promener sur les sentiers qui bordent l’île. Et au moment d’ouvrir la porte, je me suis souvenue de la veille, et du mot que j’avais retrouvé en bas de la porte. Je me suis donc diriger vers le buffet sur lequel elle était posée. J’ai délicatement ouvert l'enveloppe, laissant apparaître un message.

« Cher Merrick, je vous en prie, pardonnez-moi pour tout ce mystère, je devais me cacher. Il y a quatre jours, un homme encapuchonné est venue frapper à votre porte. Cet homme, ou plutôt cette chose, me cherche depuis plus d’un mois. Je me trouve dans la grotte en haut de la montagne, le pic gris si je ne dis pas de bêtise. Partez pour m’y retrouver demain matin, à l’aube. Ne soyez pas en retard, c’est très important. Je n’ai pas le temps d’écrire d’avantage, il me cherche chaque nuit. Prenez soin de vous,


Alfynn »

Le pic gris est juste derrière la maison, si je me rappelle bien, des alpinistes avaient aménagés un chemin menant à un abri. C’est sûrement de cet endroit dont il fait mentions dans sa lettre. Les mystères qui l’entourent semblent sombres et dangereux. Mais je ne peux pas me permettre de rater une occasion d’en apprendre plus. Après tout c’est de mon passé dont il s’agit. Je vais donc partir vers 5h pour y arriver à temps. J’espère qu’il ne va rien m’arriver. J’ai beaucoup de questions à lui poser. Il se fait tard. Je dois me lever tôt demain, je vais donc m’arrêter là pour le moment. C’est triste d’y penser mais, si jamais je ne suis pas rentré demain soir, c’est que je suis sûrement… plus de ce monde.
Jour 8 :

Je me suis levé à 5h comme convenue. Le soleil commençait à peine sa course et les oiseaux chantaient tous en cœur. La rosée rendait le froids plus agressif, mais le soleil la chassait peu-à-peu. Le chemin menant au refuge des alpinistes était glissant ce matin, j’ai manqué de tomber à plusieurs reprises. Quand je suis enfin arrivé à destination, une douce lumière vacillante s’échappait de la grotte. Le capitaine m’attendait, assis près d’un petit feu de camps, un journal à la main.

Tout juste arrivé, il se précipita vers la sortie pour voir si je n’avais pas été suivi. Sa barbe de 4 jours et ces longs cheveux en batails lui donnait un air d’ermite un peu fou, qui refuse tout contact avec la ville. J’avais devant moi, le grand capitaine Alfynn Rumerth. Il faisait pitié à voir. Etrangement, malgré les nombreuses questions que j’avais en tête, seul le doux crépitement du feu se faisait entendre. Nous somme rester ainsi un long moment. Ce silence que nous gardions était le témoin de sa détresse. Je fus finalement le premier à le rompre.

« Pourquoi tant de mystère ? Vous arrivez de nul-part, personne ne vous connait, et vous fuyez d’un coup, sans prévenir. Mais qui êtes-vous à la fin ? »

Et sans répondre, il me tendit un vieux journal. C’était un numéro du Journal « Le Paresseux », un journal qui a fermé il y a quelques années de cela. Mais le plus étrange, c’était l’article de la première page. Il titrait « Le mythe de Vadélios ressurgit des enfers. Son enfant retrouvé ! » Ce nom, Vadélios me disait vaguement quelque-chose. Ce pourrait-il que je sois de cette famille ? Remarquant mon incompréhension face à ce journal, il prit enfin la parole.

« Une vieille histoire raconte qu’il y a près de 600 ans, les ruines d’un sanctuaire furent découvertes. Plus les fouilles avançaient, plus ils en apprenaient sur nôtre passé. Jusqu’au jour où une nouvelle pièce fut découverte. Il y avait en son centre, une grande tâche noir sur le sol. Un noir si profond que même la lumière des torches se faisait absorbée. Le silence a alors laissé place à un rugissement. Un cri bestial qui terrorisa les pauvres gens. Quelque jour plus tard, une personne répondant au nom de Vadélios, arriva en ville. Et intrigué par les rumeurs qui entouraient ces ruines, il décida de s’y rendre. Mais au moment où il poussa les grilles qui fermait le site de fouille, une gigantesque ombre sortis du sol. C’était un dragon noir, le même que dans les anciennes légendes. Alors Vadélios pris son épée et, par on ne sait quel miracle, mis fin au règne de terreur du dragon. Il prit le chemin des ruines, et on n’entendit plus parler ni du dragon ni de Vadélios, désormais surnommé Le tueur de dragon.

Mais il y a 50 ans, un type prétendant en être son descendant a fait parler de lui. Il portait la lame Draconique, reconnaissable au blason des Vadélios sur son pommeau. Un dragon noir aux yeux violets, le même symbole que sur votre collier que vous portiez ce soir, où nous nous sommes rencontrés. »

Ainsi je serais un descendant de la famille Vadélios. Voilà qui expliquerait ma soif d’aventure.

« Au début, il ne posait pas de problèmes, il se montrait même très amical pour tout vous dire. Mais très vite, les gens on commencés à s’attacher à lui, à lui vouer un culte, si bien qu’il prit le contrôle de la ville. Il se mit à massacrer tous ceux qui n’avaient pas rejoints ces rangs. Je suis probablement le seul rescapé de ce bain de sang. »

Son histoire était terrible, jamais je n’aurais pu penser que de telles atrocités puissent être perpétrées de nos jours. S’il est réellement de ma famille, J’imagine que je suis en quelque sorte « responsable » de ces actes.

« Autre chose, ce type, il vous cherche vous aussi, vous devriez rester là le temps qu'il s'en aille, ou bien il risquerait de s’en prendre à vous. »

Cette histoire est complètement folle, mais pourtant, tout me semble si cohérent que je me vois forcé d’y croire. Je me rends compte de l’heure, mes yeux me piquent et mon corps fatigue. Je vais m’arrêter là, avant de tomber de sommeille.


Jour 9 :

Les révélations d'hier m'ont encore une fois empêché de dormir correctement. De plus, le sol rocheux et le vent glacial s’écrasant contre les parois aiguisées de la montagne, rendaient l'endroit très inconfortable.

Chaque mouvement, chaque son même, résonnait dans la grotte. Mais heureusement, Alfynn avait pris soin d'embarquer pas mal de vivres, dont du chocolat, pour nous remonter le moral. J'ai eu droit à quelques explications supplémentaires concernant la « chose » qui nous poursuit. D'après le capitaine, il ne supporterait pas la lumière du jour. Ça ne m'avance pas vraiment mais c'est toujours bon de le savoir.

Puisque nous risquions de nous ennuyer, Alfynn s'est mis à me raconter d'autres histoires. Je ne les écrirais pas cette fois ci. Après tout, ce sont ces aventures et non les miennes ! C’est donc à lui de les racontées.


Jour 10 :

Ce matin, c’est Alfynn qui m’a sorti de mes rêves. Il m’a dit avec enthousiasme que « la chose » était partie. On est donc rentrés chez moi, le moral au plus haut. C’est assez difficile à décrire mais, lorsque l’on a traversé une épreuve, on ressent un sentiment de satisfaction inégalable.

Mais la plus grande surprise de la journée fut l’annonce d’Alfynn :

« Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins, tu as un rêve, une histoire à retracer. Tu as un but, de la détermination et par-dessus tout, du courage. C’est décidé, je t’offre mon navire ! »

A ce moment-là, le temps s’est arrêter, j’ai cru que mon cœur cessait de battre. Il m’a expliqué que sa vie de marchands et d’aventurier ne lui plaisait plus, qu’il rêvait depuis quelques temps de se reprendre en main et de mener sa vie tranquille.

Malheureusement, je suis très vite redescendu sur terre. Je n’avais aucune connaissance en navigations. Sans compter que, sans équipage, survivre sur un tel navire plus de 5 jours serait un véritable miracle. Non, il faut que je me rende à l’évidence, ce rêve, bien qu’à portée de main, est impossible à réaliser. C’est donc avec dégoût que je vais me coucher ce soir. Demain sera un nouveau jour et, comme j’ai à nouveau du temps libre, j’irais me promener pour me vider la tête.


Jour 11 :

Levé à l’aube se matin, j’ai pu contempler la lune compléter sa course. Une magnifique vision qui, mêlé à la brume, fait ressortir sa belle robe argentée. Ça m’a rappelé cette belle journée de printemps, où pour la première fois, j’ai rencontré mon amis Izir. Il était venue sur le bateau de sa mère, Amenâa.

Nous avions passé la journée à nous baladés le long des falaises, et à jeter les cailloux dans la marre de Malon. Il nous avait fait laver son plancher pour nous punir. Et ce soir-là, le même spectacle s’était déroulé sous nos yeux.

Et puis, les années sont passées et une nuit, sa mère s’est faite assassinée par un fou-furieux. On ne l’a jamais retrouvé d’ailleurs. Izir avais donc été contraint de reprendre les affaires familiales à l’âge de 17 ans. Ensuite, il s’est forgé une réputation, et le voilà maintenant reconnu dans tout le royaume. Pourtant, quand je le vois, je ne peux m’empêcher de me rappeler le petit Izir, avec qui j’avais passé mon enfance. Ça fait un bout de temps que je ne suis pas parti le voir à la capitale.

C’est décidé, je file chez le caviste, je lui prends sa plus belle bouteille, et je prends congé pendant deux semaines. Il est grand temps que je passe lui rendre visite à ce loup de mer !


Jour 12 :

Latraverse et la vieille Henna (une employeuse régulière elle aussi) ne m’ont pas trop criés dessus quand je leurs ai annoncés mon congé de deux semaine. Je me suis donc précipité vers le port pour partir sur le Baleineau, un immense bateau marchand. Il fait tout le temps escale à la capitale pour récupérer de la pierre, qu’il revend à Fort-Brisevent. J’avais réussi à négocier ma place à vie pour le transport vers Ylis, la capitale. Je l’avais eu en échange de l’offre de mes services. Ça ne m’embêtais pas car, bien que réguliers, ils n’étaient pas des clients très demandeurs.

J’ai juste eu besoin de me montrer sur le port pour que le capitaine stoppe ces occupations et vienne m’aider à monter sur le mastodonte. Le voyage va durer toute la nuit. Si tout va bien évidemment.

Mais je ne me fais pas trop de soucis, même les pirates les plus audacieux on abandonnés l’idée de l’attaquer. Il faut dire aussi que, en tant que seul bateau marchand armé, il réussirait presque à concurrencer la force de frappe de notre intercepteur.

Pour l’heure, je vais m’arrêter. Les vagues m’empêchent d’écrire correctement. Je continuerais demain.


Jour 13 :

Nous sommes arrivés au grand port d’Ylis. Le soleil et le ciel bleu nous ont accueillis. Jamais ne me ma lasserais de cette ville aux milles couleurs. La musique des spectacles de rue, ces palmiers ornant fièrement la côte. Tant de souvenirs des moments passés à courir entres les maisons et à contempler la grandeur du palais Royal.

Izir habite maintenant dans le centre-ville si je me souviens bien. Il a déménagé l’an dernier pour se rapprocher de la guilde des marchands dont il fait partis. Sa nouvelle maison possède un balcon, d’où on peut observer le marché. Elle est, tout comme son bateau, teinté d’orange et de jaune.

Je me suis donc mis à parcourir les rues, longé la côte, passer par le grand pont avant d’arriver au marché. Fort heureusement, il n’était pas ouvert aujourd’hui. Je me souviens que l’an dernier, alors que je l’aidais à transporter les quelques meubles qui restaient, on avait été bloqués par les marchands. Mais je m’égare.

Quand je suis arrivé, je fus surpris de le voir déprimé. Il m’a ensuite expliqué que son bateau, le Malg’Labar, venait de partir en réparation. Venant de lui, son air dévasté me semblait tout de suite beaucoup plus logique. Naviguer sur la mer est sa raison d’exister, comme il le dit souvent !

Nous avons longuement discutés, de nos vies, de la pluie et même du beau temps ! Mais, au moment où je me suis mis à écrire ces lignes, il m’est venu une idée. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt, mais ça devrais lui plaire. Je lui garde la surprise pour demain. En attendant, je compte bien profiter de la capitale cette nuit.


Jour 14 :

Ce matin, je fus surpris par la chaleur étouffante qui régnait dans cette contrée. Bien loin des températures que j’avais l’habitude de côtoyer à mon réveil, des températures typiques du microclimat d’Elderan. Le phare, toujours aussi impérial, décorait la douce ville d’Ylis.

Le petit-déjeuner fut copieux, avec du pain et des fruits à volonté, je ne risquais pas d’avoir faim avant l’heure. C’est aussi ce moment de la journée que j’ai choisis pour lui dévoiler ma surprise. J’avais décidé de l’engager en tant que timonier du navire qu’Alfynn m’avais donné plus tôt. A peine le lui avais-je annoncé, qu’il grimpa sur la table, pris un couteau en guise d’épée et s’écria avec une certaine allure d’acteur de théâtre : « Et bien qu’attendons-nous pour mettre les voiles Matelots ! »

Le voir ainsi, la flamme ravivée dans ces yeux, me fit éclater de rire. Je me suis pris au jeu, qui a bien du durer toute la matinée.

Une fois le repas passé, il m’annonça que son équipage serait également de la partie. Ce à quoi je lui ai répondu que ça me faisais une chose de moins à penser.

Je pense qu’à partir de ce jour, ma vie va prendre le chemin de mon rêve le plus chère : Partir à l’aventure !
Jour 15 :

Ce matin, j'ai réaliser une chose, je ne sais pas me battre. Ça peux paraître idiot de penser à ça, au beau milieu de la ville la mieux gardée du pays, mais avec les pirates qui rôdent sur la mer, c'était comme accepter de mourir avant l'heure. Je me suis donc inscrit aux cours de maniement d'armes de la garde royale.

Quand je suis arrivé avec Izir, devant la chef de la légion Ilmérienne, Ezaria Mirald, elle nous a regarder un bref instant et s'est mise à rire aux éclats.

« Alors c'est vous les deux nouveaux ? Mais comment deux crevettes peuvent-elles arrivées de nul-part et demander à intégrer la légion ? »

Piqué au vif, Izir sortis sa dague et fonça sur Ezaria, sa démonstration fut impressionnante, il répètait les mouvements de danse du carnaval avec comme cavalière, sa lame qu'il prenait soin d’affûter tous les mois.

Pris dans son jeux, et sachant très bien qu'il allait se prendre une dérouillé monumentale, je me suis mis à longer la salle d’entraînement, pour arriver jusqu'au fond. Puis pas à pas, en prenant bien soins de ne pas faire de bruits, je me suis approché d'elle pour la prendre par surprise.

Izir lui, continuait d'exécuter ses mouvements, sa lame fendant l'air, quand Ezaria s'est soudainement rapprochée de lui. Elle pris la hache d'un garde, et se mit à parer tous les coups de dague, repoussant mon amis jusqu'au porte de la salle d’entraînement, sous le regard amusée des gardes.

Comprenant ce qui lui arrivait, Izir tenta une attaque sur la gauche de la chef. Cette dernière l'esquiva, pris la dague à pleine main, et lui mis délicatement sous la gorge.

« Touché ! »

Profitant du fait qu'elle ne regardais pas dans ma direction, je me suis rapproché, et au moment où j'allais toucher son dos, elle me repoussa avec son pied.

« Et touché aussi !

Bon, soyez honnêtes, vous pensiez sérieusement avoir une chance contre la meilleure garde du royaume ? »

On pouvais lire l’amusement dans le regard des gardes de la salle, à croire qu'ils étaient tous déjà passés par là.

« Bon Izir, tu est vif et agile, c'est un des talents indispensables pour gagner mais tes coups ne sont pas puissants. Quand à toi … comment t'appelle-tu déjà ?

– Merrick-caredohr

– Donc Merrick, si j'en crois ce que j'ai vu, tu n'as jamais tenu d'arme de ta vie cependant, tu est un stratège dans l’âme, ça ne fais aucuns doutes, et crois mois sur parole, une guerre sans stratège se finis toujours trop vite.
Je vais vous prendre pendant les 4 jours qui suivent, mais avec moi, c'est 6h du matin, sans faute, et tous les jours. Vous pouvez aller prendre des armes pour demain, histoire de vous y habituer. »

Nous sommes partis en direction de l'armurerie, éreintés par cette démonstration de force d'Ezaria. Il faut dire qu'elle n'a pas volé son titre. Je comprend mieux pourquoi elle s'occupe toujours des transports du roi. Avec elle à ces côtés, il est intouchable.

Lorsque nous sommes arrivés devant les portes de l'armurerie, les gardes ont tout de suite compris ce qu'il venait de nous arrivée. Ils nous ont ouverts les portes, avec un regard plein de compassion.

La salle était immense et très impressionnante. Il y avais des mannequins qui portaient des armes en tout genre. Arc, épée, hache, trident, bouclier et même des arbalète. Au pieds de chaque statues était posé un grand coffre dans lequel reposaient les différentes armes.

Izir se dirigea instinctivement vers les épées. Il faut dire qu'en tant que fils de forgeron, il a toujours été en contact avec ce type d'arme. Mais moi, comme je n'aime pas faire comme tout le monde, j'ai choisis de prendre un trident. J'ai toujours trouvé ces armes fascinantes, leurs légèretés, leurs hydrodynamisme, qui leurs permets de filer aussi bien sous l'eau que dans les airs, sans oublier que c'est une arme qui peut servir aussi bien au corps-à-corps, qu'à distance.

J'en ai pris un, et ai effectué quelques mouvements avec. Il était parfaitement équilibré, je me suis immédiatement sentis à l'aise avec cette arme entre les mains. J'ai fais quelques mouvements avec, le faire tourner au dessus de ma tête est vraiment compliqué mais je suppose que c'est normal je ne suis qu'un débutant après tout.

Après cela, nous sommes rentrés et, au moment où j'écris ces lignes, il est 19h. Une lourde journée nous attend demain.


Jour 16 :

Le réveil fut compliqué ce matin, la fatigue de la veille essayait de nous convaincre de rester au lit. Mais c'est mal nous connaître, quand on est décidés à faire quelque-chose, on le fait. Enfin, c'est ce que l'on s'est dit avant de se rendormir. Au final, on est arrivés avec 5 minutes de retard, et je crois que l'on est pas près de recommencer. On s'est tellement fait crier dessus que l'on a cru que c'était fichu pour l'entraînement.

Heureusement pour nous, Ezaria était de bonne humeurs ce matin. Elle venait de recevoir une nouvelle distinction, elle avais, il y a deux jours, sauvée le roi d'un criminel qui s'était introduit dans le château. Quelques secondes de plus et notre très chère Harald VI passait l'arme à gauche.

Son entraînement débutait avec un simple échauffement, enfin, ce sont ses mots. Cela consistait à faire des allés-retours à travers le terrain. Ensuite, on est passés aux exercices de musculations, puis d’agilités, puis de souplesse, et enfin, une petite pause de 2 minutes à peine.

L'échauffement étant terminé, on est passés à un exercice des plus étranges. On devais faire apprendre à rester en équilibre alors qu'elle passait dans les rangs pour nous poussés et nous insultés. Elle nous a expliquée par la suite que cet exercice servait à améliorer notre posture et notre mental. Elle nous a ensuite montré comment on aurait dû se placer, réagir et réfléchir.

Puis sont venu les exercices de maniement d'arme. Ils consistaient en des répétitions de mouvements courts, mais puissants. Un coup à gauche, un coup à droite, et un coup d'estoc. Nous avons répétés des mouvements malgré la fatigue évidente qui s'emparait peu-à-peu de nous. En même temps, elle passait voir chacun d'entre nous pour rectifier nos gestes et notre posture. On a refaits une pause de 2 minutes, avant de s'étirer et de partir manger au réfectoire.

Là-bas, régnait une tout autre ambiance. Ezaria parlait et riait avec tout le monde, elle leurs racontait ces histoires, comme cette fois où elle s’était retrouvée en final d'un tournoie contre le champion du Fort-Brisevent.

Après manger, nous sommes repartis vers le terrain d'entraînement, avons refait l'échauffement, et repris nos armes. Elle nous a alors demandée de nous mettre en face des mannequins en paille. Ils semblait usés et peu résistants mais, quand on a dû frapper dedans, on a vite ravalés notre jugement. Elle avait placée des cibles sur eux, on devais les touchés le plus précisément possible. Au début, c'était plutôt simple, mais à force de répétition, nos muscles ne semblaient plus si précis que ça.

Enfin, vers 17h, l'entraînement a pris fin. Nous nous sommes tous étirés pour éviter tous problèmes le lendemain. Puis nous sommes partis vers les grilles.

Demain, c'est entraînement de combats à distances pour moi, ça devrais être moins fatiguant. Enfin, je l’espère.


Jour 17 :

Levé à 5h, je me suis précipité vers le thermes de la ville. Situé en face du palais, il faisait le bonheur de chaque habitants tant il était spacieux. Après l’entraînement de la veille, ce lieux me paraissait encore plus confortable qu'avant. Ses douces cascades d'eau chaude tombant sur le dos, massant inlassablement les muscles courbaturés, revigorant la plus exténuée des personnes, vous faisant oublier toutes notions du temps. Telles étaient les chaudes cascades d'eau douce des thermes Ilméniens.

Après bien un quart d'heure passé à me prélasser dans l'eau chaude, je suis revenu à la maison pour y prendre mon petit-déjeuner. Cette fois-ci, la quantité était plus raisonnable, seule une table était recouverte de nourriture. Tout le monde, domestiques et famille, étaient regroupés autours et mangeaient à sa faim.

Le repas finis, nous nous sommes dirigés vers la caserne où nous attendait Ezaria et un autre type, maigrichon, presque squeletique, au teint très pâle. L'appelle terminé, elle pris la parole :

« Bien, tout le monde est là, aujourd'hui, comme je vous l'ai dit hier, c'est entraînement en groupe séparé. Ceux qui ont des armes de type corps-à-corps, vous venez avec moi, les autres, je vous laisse avec Pyram. Il vous entraînera au lancer et au tire. Pour celles et ceux qui ne le connaîtrais pas, c'est le champion de Balaard, il a peut-être l'air innofencif, mais je vous demanderais de ne pas le provoquer, je n'ai pas envie de vous ramasser à la petite cuillère, c'est clair ? »

Au début, personne ne l'a prise au sérieux, on ne l'a pas provoquer bien entendu mais on ne comprenaient pas comment ce type pouvait bien être dangereux.

Il nous a demandés de se mettre en ligne, côte-à-côte, en face des cibles, à 30 mètres d'elles, et nous a demander de tirer ou de lancer notre arme, une première fois. Nous n'avons tous raté, mais j'imagine que c'est normal. Il est passé le long du rang, et s'est mis à nous expliquer certaines choses, comme la posture à adopter en cas de combat à distance, c'est-à-dire sur le côté, pour faire la plus petite cible pour l'ennemie et protéger ces organes vitaux. Il nous a demandé d'aller chercher notre projectile et de refaire une nouvelle salve de lancé. On a continués comme ça jusqu'à ce que quelqu'un tire sur sa cible avant que tout le monde soit retourné à sa place.

Il a alors pris son trident et l'a lancé avec tant de puissance et de vitesse que ce dernier à intercepté la flèche et s'est planté dans le mur de pierre du fond. En tirant sur la corde qui le reliait à son arme, le trident se décrocha pour finir dans ces mains.

Un lourd silence pesait alors dans ce groupe. Personne n'osait bouger de sa place tant on étaient effrayés par ce qu'il venait de ce passer.

Peu-à-peu, j'ai pris conscience que un instant de plus et la flèche venait se loger entre mes deux yeux. Il venait de me sauver la vie. Il a passé au moins dix bonnes minutes à lui crier dessus, lui dire qu'il n'a pas respecté la règle principal des entraînements au lancé. Je n'aurais vraiment pas aimer être à sa place.

Au finale, le reste de la journée s'est déroulé sans encombres, je réussi désormais, presque à chaque fois, à toucher la cible.

La suite, un étirement classique et on repart chez nous, épuisés de cette journée. Demain, c'est combat au corps-à-corps sans armes, je me demande bien qui va nous faire cours.


Jour 18 :

Levé à 5h, le thermes, manger, partir … une certaine routine commençait à s'installer. Quand nous sommes arrivées, Ezaria nous attendait accompagné du champion du Fort-Brisevent, un homme, plus petit et corpulent que Pyram. Il s'appelait Nery, il portait d'étranges protections métalliques aux avants-bras et aux tibias. Il devait, à en croire ses quelques rides et ses cheveux grisonnants, avoir la cinquantaine d'année. Ses yeux verts accentuaient son regard perçant, et ses quelques cicatrices semblaient vouloir nous raconter son histoire.

L'échauffement passé, il nous a demandé de se mettre par deux, en face-à-face. Le but était de faire tombé l'adversaire, en utilisant qu'un seul bras, comme en situation de guerre, où le second porte l'arme. Après 5 minutes d'échecs totale, il nous a montrés comment faire. La technique était très simple, il suffisait de jouer sur les points d'appuis de l'ennemie, enfin, de l'adversaire. Une simple pression sur l'épaule du côté opposé à son point d'appuis suffisait à le déséquilibrer. Ne restait plus qu'à finir le boulot d'un coup au torse.

Nous avons ensuite vu les différentes manières de chuter sans se faire mal et les techniques pour se défaire d'une prise au corps. C'est d’ailleurs à ce moment que nous avons compris l’une des utilités de ces protections métalliques. Elles servaient à blesser l'ennemie lorsqu'il se débarrassait des prises au corps. Il donnait alors un violent coup sur l'adversaire avec ces avants-bras de métal.

Il nous a également expliquer comment jeter quelqu'un sans avoir à le soulever. Pour ça, il fallait saisir le poing de l'adversaire quand il portait un coups, et effectuer une rapide rotation ainsi qu'un balayage. Ce dernier volait alors à près de 2 mettre du sol avant de retomber.

Et en fin de journée, on a aborder le sujet de combat à mains nues contre une arme. Il nous a donner deux-trois tuyaux pour stopper une lame sans se faire mal, ou pour désarmer l'ennemie avec seulement ces jambes.

Je sent bien que ce n'est pas mon élément, je suis bien plus habille en lançant mon trident. Mais ses conseils sont toujours bon à prendre, maintenant, je suis capable de me défendre sans arme.

En faisant mes étirements, j'ai entendu quelqu'un dire qu'un nouveau tournoie se préparait pour désigner le meilleur combattant d'Ilémnihr. Ceci expliquait pourquoi autant de champions étaient présents à Ylis.

Il devrais avoir lieu la semaine prochaine. J'ai hâte d'y assister.


Jour 19 :

Ce matin, après la routine habituelle, nous attendait un spécialiste des combats armés au corps-à-corps. Et pour une fois, je le connaissais bien. Il s'agissait de l'amiral Olb Ragan de la flotte d'Ilémnihr et champion d'Elderan. Bien que champion d'une petite île, il n'en est pas moins méritant.

Ces faits d'armes sont nombreux et impressionnants, mais le plus connu d'entre eux est cette fois où il s'est rendu dans le repère du ravageur, un gigantesque ours blanc qui terrorisait les populations. Il a combattu férocement et en est ressortis victorieux, portant fièrement la peau de l'ours qu'il venait d'abattre. Suite à ça, les gens l'on surnommés « Hache d'ours », du fait de sa force incroyable, et qu'il se batte avec une grande hache d'arme.

Il nous a montré différentes techniques pour porter des coups bien plus puissants et précis que nous le faisions, puis on est passés à une initiation à la stratégie. Il nous a expliquer comment surprendre l'adversaire tout en assurant ces arrières. C'était donc ça sa vrai force, il n'était pas seulement un monstre de force brut, mais aussi un très grand stratège. Ça explique comment il est arrivé au poste d'amiral de la flotte d'Ilménihr.

Ces cours furent très instructifs, à la fin de la journée, je réussissait à désarmer ou au moins mettre en difficulté la plupart de mes adversaires. Je sent que j'ai beaucoup progresser durant ces 4 derniers jours. Je commence à manier le trident suffisamment bien pour pouvoir me défendre.

Au final, ce n'est qu'une fois rentré que j'ai réalisé que ma formation était finis. C'est fou ce que l'on progresse vite lorsque l'on est accompagné par des experts. Mais il se fait tard, je vais me coucher. Il faut que j'aille commander un trident flambant neuf au père d'Izir demain. J'en profiterais pour déposer celui d'entraînement que j'ai oublier de rendre.


Jour 20 :

Ce matin, j'ai profité plus longtemps de mon lits, je me suis réveillé à 8h et me suis levé à 9h. Comme à mon habitude, j'ai pris mon petit-déjeuner après mon passage au thermes. Aujourd'hui, c'était fruits et gâteaux au miel. Il était délicieux. Izir avait fait importer ce miel d'une lointaine contrée dont j'ai oublié le nom. Ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas près de trouver meilleur.

La température, bien qu'encore plus élevée qu'à mon arrivée, était supportable. C'est donc en prenant mon temps que je suis partis pour la forge Bagarath, une entreprise familiale dont le patron actuel était nul autre que le père d'Izir. Un brave type de deux mètres, avec la carrure d'un mercenaire enrager. Quelqu'un du genre que l'on n'a pas envie de vexer. Mais pourtant, sous son air de malfrat accomplis, se cachait un tempérament si amical, que j'avais finis par le surnommer « l'ourson ».

Il se trouvait dans sa forge, battant l'acier comme à son habitude. À chaque coups, des étincelles volaient dans les airs, formant un ballet de couleurs semblable aux feux d'artifices annuelles de la capitale. Ce spectacle, malgré son côté hypnotisant, était accompagné d'un vacarme à en réveillé les morts. C'est donc avec difficultés que je réussit à attirer son attention.

« Bah ça alors, si ce n'est pas notre très chère Merrick ! Ça fait une paye dit moi ! Qu'est que tu deviens le ptit' ?

– J'ai pris deux semaines de congés pour venir voir Izir, ça faisait longtemps. Mais j'aurais besoin de tes services.
– Ah bah il n'y a pas de soucis bonhomme, dit moi ce qu'il te faut !
– Dit moi, tu sais encore faire des tridents ?

– Bah tu sais à qui tu t'adresse gamin ? Je suis Herio Bagarath, pas le premier venu, évidemment que je sais faire des tridents. Mais pourquoi t'en a besoin brindille ?

– On a passés la formation de légionnaire avec Izir, on voudrais partir en mer. Mais il nous faut des armes. Lui il a ce qu'il faut mais moi…

– N'en dit pas plus bout d'homme, je te fais ça pour demain, t'aura cas venir le chercher à 18h. Oh et passe prendre l'apéro à l’occasion !

– Ça marche, je n'y manquerais pas ! Aller, je te laisse bosser l'ourson ! »

Les piques qu'il me lance me feront toujours autant rire. Il n'a pourtant pas toujours été aussi joyeux. Le jours ou Amenâa s'est faite assassinée, il s'est forger une dague sur laquelle sont sont gravés les mots « Tem reän tor rark » sinifiants littéralement « la mort après la souffrance » dans l'ancienne langue. Cette dague, bien qu'étant une arme d’exception, est surtout le témoin de sa promesse. Celle de retrouver cette ordure coûte que coûte et de lui faire goûter au désespoirs le plus profonds, désespoirs qu'il avait fait endurer à son fils.

Mais assez de pensées négatives pour aujourd'hui, il n'est jamais bon de ressasser ce genres de moments trop souvent. Je vais donc m'arrêter là et partir me vider l'esprit dans les jardins de la ville avant de redonner ce fichu trident d'entraînement.


Jour 21 :

La balade d'hier m'a fait beaucoup de bien. J'ai passé une bonne partie de l'après-midi à écouter les oiseaux chanter, et à regarder la nature danser au gré du vent. Je devrais faire ça plus souvent.

Ce matin, je me suis levé à 9h, et comme je n'avais pas grand-chose à faire, j'ai décidé d'aller acheter deux places pour le tournoie de demain. Je suis sûr que ça plaira à Izir.

Mais quand je suis arrivé sur place, une foule se tenait devant le guichet de l'arène. Il devait bien y avoir une centaine de personnes. Une bonne partie était là pour attendre leurs idoles, les quatre champions. Ils avaient déjà leurs billets et se criaient dessus en faisant leurs pronostiques.

J'ai eu beaucoup de chance, il ne restait qu'une dizaine de places quand mon tour est arrivé. Il faut dire aussi que cet événement fait toujours beaucoup de bruits, à tel point que des personnes de toutes les villes du royaume viennent y assister. De plus, avec l'arrivé de Pyram, le nouveau champion de Balaard, beaucoup s’attendent à une destitution d'Ezaria, qui porte son titre depuis maintenant trois années consécutives.

Les places m'ont coûtées 35 pièces d'or. Ça peut paraître beaucoup, mais pour un événement qui s'étale sur 4 jours, c'est presque donné. Mais vu que je suis ici pour me faire plaisir, j'ai également parier sur la victoire de Nery. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu l'impression qu'il allait réussir cette année.

Après cela, je me suis diriger vers la forge pour récupérer mon nouveau trident. Herio avait fait un magnifique boulot. Il était parfaitement équilibré, brillait d'une couleurs verte, légèrement bleutée.

« Il est en acier marin, plus précisément en extrait de prismarinite pure récolté il y a trois semaines. Si tu le prend en main, tu te rendra compte de sa légèreté. »

Je n'en revenait pas, c'était vraiment une arme d'une qualité exceptionnelle. De plus, l'acier marin est réputé pour sa solidité rivalisant avec celle du diamant une fois refroidis. J'ai également remarqué des inscriptions dessus. Il y était écrit « Cri Myé Naëra Nema Imyé Ylis ». Comme je ne parle pas l'ancienne langue, je lui ai demandé ce que ça voulais dire, ce à quoi il m'a répondu que jamais il ne me le dirais car c'est comme une prière, une requête faite aux dieux, et que seule lui devait en connaître la signification.

Ce geste m'a énormément touché. Lui qui m'avait toujours soutenue, et que je considérait comme un père, venait de me faire le plus beau cadeaux du monde. Et comme je m'y attendait, il a refuser tout paiement.

Finalement cette journée aussi fut forte en émotion.
 
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MecaTronix

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Bonjour, Bonsoir,

Vous ne l'avez peut-être pas remarqué mais j'ai entièrement refais la page du projet. Ce dernier a même été renommer.
La raison de ces changements ? Le projet viens de s'étendre sur le serveur ! En effet, je cherches des bénévoles intéressés par la construction de ce qui est probablement un des plus gros projets sur le serveur ! Mais trêve de bla-bla, tout est expliqué dans la présentation, je vous souhaite une bonne lecture !
--MecaTronix--​
 
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MecaTronix

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Joueur
Bonjours, Bonsoir,

En raison d'une inertie globale des joueurs relative aux projets rp, je vous annonce mon départ du serveur.

Je donne ce projet ainsi que mes claim à @H4rf4ng, libre à lui d'en faire ce qu'il veux.

@H4rf4ng Je te demanderais cependant de ne pas construire d'usine pétrochimiques sur ces terres. Je veux que ça reste un royaume, pas que ça se transforme en champs opti ou en zone industriel.

@Punisher_76 Si tu as le temps, est-ce que tu pourrais détruire l'ambassade de mon royaume, ou changer sa fonction ? Je n'aime pas trop l'idée d'une ambassade dans laquelle je n'ai aucuns droits...

Je repasserais de temps en temps sur le serveur,
--MecaTronix--​
 
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