Projet Royaume d'Ilémnihr

Qui souhaite m'aider ?

  • Je participerais au projet !

    Votes: 5 41.7%
  • Terraforming du Fort-Brisevent

    Votes: 1 8.3%
  • Construction du Fort-Brisevent

    Votes: 2 16.7%
  • Terraforming d'Elderan

    Votes: 1 8.3%
  • Construction de la Capitale

    Votes: 2 16.7%
  • Autres constructions (Baies pirates, etc...)

    Votes: 2 16.7%
  • Terraforming de Balaard

    Votes: 1 8.3%
  • Farm de ressources

    Votes: 10 83.3%

  • Nombre total d'électeurs
    12

MecaTronix

Member
Joueur
Royaume d'Ilémnihr

« Ô très cher visiteur, bienvenue dans le royaume où la vie ne trouve plus son Némésis depuis bientôt dix longues années. Un paradis isolé où les sabliers se sont figés, et dans lequel, la mort n'est plus que légende. Vous aurez ici même, le temps de vivre, de construire et de vous épanouir pour l’éternité.

Mais, Ô très cher visiteur, vous me semblez quelques peu désorienté. Prenez donc le temps qu'il vous reste et venez avec moi, au Royaume d'Ilémnihr ! »


Paroles du sage Nefyhr à Vadelios IV.
Présentation du projet :

Le Royaume d'Ilémnihr est un projet rp très ambitieux, mais surtout très complet. Ce dernier regroupe Construction, Terraforming et ... Écriture ?

Non, vous ne rêvez pas ! L'écriture est l'un des éléments unique à ce projet, en tout cas, à cette échelle. En effet, en plus de ces styles de constructions très variés, son histoire, ses guerres, ses légendes et même ses coutumes, seront écrits dans des livres, et rangés dans la grande bibliothèque de sa capitale. Ces livres pourront ensuite être empruntés et lu par les habitants souhaitant se renseigner sur l'histoire du royaume.

Pour ce qui est de la Construction et du Terraforming, les plus grands poseurs de bloques ne seront pas en manque, je peux vous l'assuré ! Un ensemble de 9 villes, dont trois sont placés sur des Îles, ainsi que la construction d'un volcan et de montages, sans oublier les quelques navires qui parcourent la mer dans le but de mener à bien leurs livraisons. Mais gare aux pirates, ces infâmes hors-la-loi qui habitent certaines baies ! Ils pourraient bien vous surprendre durant vôtre voyage.
Vous êtes Intéressés par l'écriture ? Pas de soucis, je vous explique comment ça se passe !
Voilà quatre points très importants de cette partie du ptojet :

1- Une Histoire composé de guerres.

Elle doit contenir les récits de guerre mais aussi de périodes de paix et de révolutions. Par exemple, dans le journal de Merrick, il y est fait mention d'une guerre datant d'il y a 250 ans environ.

Comme cette guerre se passe plusieurs siècles avant le moment présent, elle ne contient que très peu de détailles, ce qui la rend plus crédible que si on l'avait écrit chaque instants de cette dernière.

Ainsi, plus la date d'une guerre est proche, plus sont récit sera détaillé, donnant alors une impression de réalisme, comme si les plus vieilles histoires n'étaient plus que des rumeurs se propageant dans les tavernes.

2- Une longue histoire certes, mais cohérante !

Si dans un récit, vous affirmez que le Grand Sage Horace a annoncé « je déteste les patates » Il serait très étrange de le retrouver plus tard, dans un second récit, dévorant un plat de patates avec plaisir. Premièrement, cela sonnera faux, car c'est bien connu, le Grand Sage Horace ADORE les patates, mais également, cela forme une incohérence qui nous apparaît aussi délicatement que la fausse note d'une trompette pausé sur nos oreilles.

Il est donc très important de se relire, et de vérifier chaque informations importantes présentes dans le récit.

3- Faites des fiches personnages !

Ça peux paraître inutile, mais je vous assure que faire des fiches de descriptions d'un personnage peux se révéler très utile par la suite. Bien entendu, ne faites pas des Romans entiers pour décrire un personnage secondaire, mais notez sa description physique et quelques infos, comme par exemple, « Le Grand Sage Horace adore les patates ».

Cela permet de rendre un personnage plus « vivant » tout en le gardant tel qu'il est réellement.
Vous trouverez un exemple de fiche personnage sur le discord.

4- Les légendes, les ragots et les coutumes.

Imaginer un monde est plus simple si l'on y intègre ce genre de choses. En effet, ce sont ces petits détails qui rendront le royaume d'Ilémnihr crédible et complet.

Bien évidemment, il ne faut pas en décrire de trop afin de ne pas polluer les récits plus importants. Mais à bonne dose, cela permet de rendre des lieux comme le marché d'Oltran bien plus crédibles, tant il s'agit d'un lieux d'échanges.
Composition du royaume :
Pour faire simple, le royaume se compose de trois îles,

– Elderan, la plus grande d'entre elles, possède un micro-climat hivernal. Le style de ces maisons se rapproche des maisons médiévales bretonnes. Sa richesse s'est faite grâce au commerce et à sa carrière. Les habitants sont autonomes, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas besoin d'importer de ressources.

– Fort-Brisevent, une forteresse imprenable trônant fièrement au beau milieux de la mer, possèdant un style de construction très atypique, à mi-chemins entre Minas morgul et le mont saint michel. Elle est réputé pour son académie des mages, qui est sa principal source de revenue.

– Balaard, une cité historique posé sur une île volcanique proche d'Elderan, possède un climat chaud et sec, semblable au climat méditerranéen. Les constructions sont dans le style de la Rome antique. C'est une île à la richesse provenant de son marbre, une pierre très prisée par les riches habitants d'Ylis.

ainsi que de trois villes, et peut-être plus à l'avenir.

– Oltran, souvent considérée comme une extention de la capitale, elle est située sur la presque-île du même nom, c'est une ville peuplé majoritairement de pêcheurs et de marchands. Elle est reliée à la capitale par un immense pont.

– Ylis, capitale du royaume, elle est placé sur les côtes du continent. Elle possède une population plus aisée, et des bâtiments historiques. Elle abrite le château du roi, ainsi que la grande bibliothèque.

– Azerodh, ancienne capitale, c'est une vieille citée fortifiée située plus profondément dans les terres. Bien que très diversifiée, la ville n'en reste pas moins tout aussi célèbre pour sa fabrique d'arme dont la qualités est sans égales.

Sans oublier bien entendu, les différents repaires de pirates et autres lieux spéciaux.
Attention cependant à respecter l'Histoire du royaume. Si un bâtiment, un bateau ou plus simplement un lieu est décrit, il faut penser à l’intégrer.
Vous souhaitez venir y habiter :

Il vous suffit de rejoindre le discord et de faire la présentation de votre parcours en jeux. Nous acceptons tous les grades et tous les ages.
Une fois cela fait, déposez les information nécessaires à la création de votre carte de citoyen, et patientez le temps qu'elle soit créer et vous soit remise sur le serveur. Cette carte servira à prouver votre titre de citoyen et vous permettra de participer a la vie du projet.
Les joueurs ayant ce titre pourront s'acheter une seconde propriété, que ce soit un terrain ou une maison. Il est à noter cependant que la carte devra être refaite à chaque fois que vous achèterez une résidence.


Les Mairies :

Chaque villes possède une mairie. Ces bâtiments possèdent plusieurs fonctions, comme la création et la distribution des Cartes de Citoyen, ou encore la gestion du nombre de salariés par métiers.
Les maires sont élus tous les trois mois parmi les citoyens qui se présentent. Si aucuns citoyens ne se présentent, le joueur reste maire. Si ce dernier ne souhaite pas reprendre sa place, c'est au Sage de la ville de prendre le relais jusqu'à ce que quelqu'un ce désigne.


Les Cartes de Citoyen :

Les cartes de citoyen sont des livres écrits et signés par le maire, vous donnant le droit, d'acheter une seconde maison/terrain, de participer à tous les évents du royaume, mais également postuler au titre de Maire. Vous l'aurez compris, elles sont indispensables à la vie active dans ce royaume. Elles se présentent sous cette forme :

Pseudo du citoyens

Âge
Adresse dans le jeu
Profession dans le jeux
Titre (citoyen/maire/Grand Sage)

Date de réalisation
Par [Pseudo du maire]

Mecatronix
_Harfang
scorpix21
BlockBucket44
Zeshimat
Section Screenshots :

Elderan :
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Oltran :
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Annonces :

Aller et retour, récit d'un colon Haregien : Une nouvelle histoire fait son arrivée ! Elle sera plus courte, mais les sorties seront plus régulières et plus rapprochés que pour le journal de Merrick. Je vous souhaite une agréable lecture !
Avancement : Chapitre 12

L'épopée de Merrick : L'écriture reprend ! Malgré les quelques semaines d'arrêts et un emploie du temps chargé, je suis plus motivé que jamais ! Je vous souhaite une bonne soirée/journée.
Avancement : Semaine 5, jour 30

Le projet recrute ! : Je suis à la recherche de membres pour avancer dans ce projet rp, merci de me contacter sur discord en message privés ou sur le serveur par /mail et en répondant au sondage, merci d'avance !

Absence : À cause du mauvais fonctionnement de mon pc pouvant faire tourner minecraft, je serais absent sur le serveur et ce, au moins jusqu'à la fin du confinement. Je serais bien entendue présent sur le forum et sur discord durant cette période.
Je vous remercie d'avance pour votre compréhension et vous souhaite une bonne journée/Soirée.

Discord est arrivé ! : Un serveur discord à été mis en place afin de faciliter et d'enrichir le projet. N'hésitez pas à y faire un tour !
Lien -->
Le discord ? C'est par ici !
 

Fichiers joints

Dernière édition:

MecaTronix

Member
Joueur
L’épopée de Merrick-Caredohr Tronix.

Merrick-Caredohr Tronix a vécu dans l'ombre et son histoire, bien qu'ayant totalement influencé le monde tel que nous le connaissons, n'est pas connue du grand publique. Fort heureusement, il consignait l’entièreté de ses journées dans un épais journal. Vous l'aurez compris, ce récit fantastique est la pierre angulaire de l'histoire de ce royaume. Des aventures épiques jusqu'au coup de théâtre que représente sa vie, il nous livre ici la véritable histoire... du trépas de la mort.

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Journal de Merrick-Caredohr TRONIX

Jour 1 :

Dans ce journal, je vais vous raconter mon histoire. Bon, il faut bien commencer quelque part. Je me présente, Merrick Caredohr Tronix, Me-ca Tronix c’est plus simple, humble architecte à la vie tranquille, travaillant dans un petit village, situer sur une paisible petite île marchande. Tout allait pour le mieux, je gagnais bien ma vie, et pour dire la vérité, jamais je ne m'étais aussi bien sentis de toute ma vie. En effet, je reviens de loin. On m’avait retrouvé échoué sur la cote de cette île alors que je n'avais que 9 ans, enfin selon les marchands qui m’avaient recueilli. J'ai alors dû me faire une place dans le cœur de ces pauvres habitants qui vivaient alors une terrible famine. A cette époque, le temps glacial empêchait les navires marchands de naviguer convenablement et d’après les dires des anciens, les naufrages étaient monnaie courante. Je suis très sûrement un miraculé de l’un de ces nombreux et tragiques accidents. Mais assez parler de mon passé, si j’écris ces lignes c’est que ce matin, un bateau dont je ne connaissais ni le nom, ni la provenance, à fais escale au grand port. Son capitaine, un certain Alfynn Rumerth, lui aussi était un rescapé de cette période, nous a fait part d’une rumeur qu’il aurait entendu de l’autre côté de l’océan.

« Il y a peu, des géologues ont mis à jour quelque chose qu’ils auraient mieux fait de laisser sous terre. Ils ont déterré ce qui semble être le portail vers… vous savez, l’autre monde. Si ce que les rumeurs disent sont vrais, il a déjà été ouvert une fois, et ce n’était pas beau à voir. Là-bas, la vie ne sera bientôt plus possible et pourtant, tout le monde semble vouloir l’ignorer. Le monde ne tourne pas rond je vous jure. Enfin, j’ai fui mon royaume sans plus attendre et une tempête nous a surpris. Et, vu que j’avais besoin de ravitaillement, ça me faisais deux bonnes raison de venir ici.»

Je me suis immédiatement entendu avec lui. Comme les réparations de son bateau ne seraient pas finies avant une semaine et qu’il n’avait nul par où loger, les chambres de l’auberge étant occupé par ces matelots, je lui ai proposé de loger chez moi. Après tout moi qui rêvais d’aventure, autant qu’il me raconte la sienne.


Jour 2 :

Alfynn a vraiment une vie passionnante. Le mieux dans tout ça c'est son journal de bord où il consigne toutes ces aventures. Pour tout vous avouer, c'est même lui qui m'a conseillé d'en tenir un hier. Il y a de cela une dizaine d'années, il voguait sur l'océan en tant que pirate, pour se faire un peu de blé comme il disait. Mais il s'est fait arrêter et il est retourné du bon côté de la vie. C'était grâce à un brave type qui étais passé le voir à la prison. Il l’appelait « brave type » car il ne s'était jamais présenter. Mais ça ne lui importais peu de connaître son nom. Cette personne lui avais tenu compagnie durant les heures de visites et lui avais fait découvrir des récits de marchands excentriques qui n'avaient pas peur de regarder la mort en face pour mener à bien leurs livraisons. Il dit que ce sont ces histoires, ces personnes qui lui ont fait comprendre quel était son véritable but. Depuis sa libération, il prétend qu'il va devenir le marchand le plus respecté au monde et que son nom résonnera jusque dans les cieux. Un sacré spécimen ce Capitaine Rumerth. Un détail cependant ne m'avais pas échappé, il ne semblait pas vouloir me regarder et les seuls fois où son regard se posait sur moi, il marquait une pause dans son récit et détournais le regard, d'un air triste. Peut-être connaissait-il l'histoire du bateau sur lequel j'étais avant le naufrage. Ce qui est sûr, c'est qu'il m'a redonné l'envie de partir en mer, suivre mon rêve. Malheureusement je n'ai pas de bateau, et ce n'est pas avec mes économies que je vais m'en payer un. Et puis, il y a toute ma vie sur cette île, je ne me vois pas tout quitter comme ça du jour au lendemain. Enfin, j'ai reçu la visite de Latraverse le charpentier. Il veut que je vienne le voir ce soir, c'est probablement pour refaire les plans du bateau.


Jour 3 :

Comme convenue je suis allé voir Latraverse, et comme je l'avais deviné, c'était pour refaire les plans du bateau. Ça va me demander du temps mais je devrais y arriver. En attendant, je suis bien décidé à questionner Alfynn sur son comportement étrange de la veille. Après tout, si il sait la moindre chose sur mon passé, il est normal que je veuille le savoir aussi. Cependant au moment où je suis rentré chez moi, le capitaine avais disparus. Seul un mot était sur la table, signé d'une fine écriture : Alfynn Rumerth

« Cher Merrick, je suis sincèrement désolé de partir ainsi, mais je ne peux rester loger chez vous. Je suis le porteur de connaissances qui pourraient vous attirer des ennuis. Pour le moment, je ne préfère pas vous dévoiler ma cachette. Sachez seulement que je peux vous aider à retracer votre histoire. J'ai été trop longtemps poursuivit au cours de mon voyage, aussi je pense que je vais m'arrêter là, sur cette île, et recommencer une vie plus calme, loin de tout. Veillez à ne laisser aucune trace de mon séjour ici. Mon ami, je vous recontacterais bientôt.


Capitaine Alfynn Rumerth »


Jour 4 :

Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Ces mots me hantent, se répètent en boucle sans cesse dans ma tête. « Sachez que je peux vous aider à retracer votre histoire. » Mais qui est-il au final, lui qui débarque de nulle part, et prétend pouvoir m’aider. Trop de questions auxquelles je ne trouve aucune réponse. Toujours est-il que ce matin, je me suis levé, essayant de le chasser de mon esprit pour pouvoir me mettre au travail. C’est que ça ne se fais pas comme ça un plan de bateau. Mais bon ce n’est pas mon premier, je ne me fais pas trop de soucis, je devrais y arriver. Et puis, j’ai plusieurs jours pour le faire, vu que les commandes se font rares en ce moment. C’est assez idiot à dire mais, puisque le travail était plutôt calme ces derniers jours, je n’avais pas pensé à racheter des feuilles et un fusain. J’ai donc dû me dépêcher d’aller faire les courses au grand port. Il faut dire que personne sur cette île ne s’est encore décider à en fabriquer. En même temps, à part moi et Latraverse, personne n’en utilise. Quand je suis arrivé au grand port, plusieurs bateaux de la capitale étaient présents. Etant un habitué, je me suis tout de suite diriger vers le Malg’Labar, un petit bateau marchand reconnaissable à sa grande voile jaune et à sa coque orangé. Son capitaine, Izir Bagarath, un ami de longue date, effectuait régulièrement le transport d’outils de sculpture, de pierre blanche, et de temps en temps, d’outils de cartographie qui faisait un bon substitue à celui que j’utilisais habituellement. A peine arriver à sa hauteur qu’il s’était mis à rire et à me charrier. « Comment se porte notre tête en l’air national ? Il a encore oublié de se ravitailler ? » Par chance, il lui restait justement quelques fusains et autre crayons. Je lui en ai pris une dizaine et lui ai souhaité une bonne journée en lui promettant de passer le voir dès que j’aurais un peu de temps libre. De retour à la maison, je me suis mis au travail tel un acharné, si bien que j’en ai loupé l’heure du déjeuner. Il est maintenant 7h du soir, et je me rends compte que ce boulot m’avais manqué.


Jour 5 :

Toujours aucune nouvelles du capitaine, je commence à me demander si je n’ai pas juste rêvé cette rencontre. Côté travail, ça avance plus vite que prévu, le plan est déjà presque terminé, à vrai dire, il sera près demain si tout va bien. Cependant, je commence à me demander si je n’aurais pas mieux fais de partir en mer plutôt que de rester ici, à mener une vie tranquille, sans risque, sans aventure. Enfin, au moment où j’écris ces lignes, la fatigue me guette. C’est normal après tout, je n’ai pas dormis la nuit dernière. Je commence tôt demain, je dois me reposer, je n’écrirais pas plus ce soir.


Jour 6 :

Cette nuit, était vraiment très étrange. J'ai fais un rêve où je partais prendre la mer en quête d’un trésor. Je crois que toutes ces histoires de bateaux et d’aventures me sont montées à la tête. Mais ce n’est pas seulement la nuit, toute la journée fut surréaliste. Juste après m’être levé, je me suis remis au travail, sans même prendre le temps de manger, ce que d’ailleurs j’ai regretté une heure après. Le plan était déjà fini à midi, il faut croire que je n’avais pas perdu la main durant cette petite période de battement. Fier d’être en avance, je me suis dépêcher d’avaler mon déjeuner, et ai filé comme le vent voir Latraverse. Il fut très étonné de me voir si tôt les plans en main. Il a même cru qu’il m’était arrivé quelque-chose. Puisque l’on était bien trop en avance, les matières premières n'étainet pas arrivées. Elles sont prévues pour demain matin. C’est d’ailleurs mon très cher amis Izir qui doit les amener. Comme Mr.Latraverse non-plus n’avais plus de travail pour aujourd’hui, On a passé le reste de la soirée à parler de la pluie et du beau temps devant un doux feu de cheminer. Jamais je n’aurais pensé passer un moment de détente avec mon employeur principal. Non pas qu’il soit désagréable mais c’est juste qu’il est plus « strict » d’ordinaire. Alors qu’il se faisait tard, je me suis décidé à rentrer à la maison. Et sur le chemin du retour, vers la place du puit, j’ai croisé quelqu’un caché sous sa capuche. Au début, je n’y ai pas vraiment prêté attention. Mais j’ai finis par me demander qui cela pouvais bien être. Personne ne se balade à une heure pareille, se cachant des regards. Et lorsque je suis arrivé devant la porte d’entrée, une lettre était posée contre la porte. Elle portait un petit mot : « De la part de vous savez qui. » je l’ai prise et suis partis rédiger ces lignes avant de me coucher, je la lirais demain, la tête reposée.


Jour 7 :

Ce matin, j’ai pris mon temps. Levé à 9h, j’espère pouvoir profiter de cette journée de repos. Je n’ai reçus aucune demande pour le travail, et le temps est plutôt dégagé. Je me suis dirigé vers la porte pour me promener sur les sentiers qui bordent l’île. Et au moment d’ouvrir la porte, je me suis souvenue de la veille, et du mot que j’avais retrouvé en bas de la porte. Je me suis donc diriger vers le buffet sur lequel elle était posée. J’ai délicatement ouvert l'enveloppe, laissant apparaître un message.

« Cher Merrick, je vous en prie, pardonnez-moi pour tout ce mystère, je devais me cacher. Il y a quatre jours, un homme encapuchonné est venue frapper à votre porte. Cet homme, ou plutôt cette chose, me cherche depuis plus d’un mois. Je me trouve dans la grotte en haut de la montagne, le pic gris si je ne dis pas de bêtise. Partez pour m’y retrouver demain matin, à l’aube. Ne soyez pas en retard, c’est très important. Je n’ai pas le temps d’écrire d’avantage, il me cherche chaque nuit. Prenez soin de vous,


Alfynn »

Le pic gris est juste derrière la maison, si je me rappelle bien, des alpinistes avaient aménagés un chemin menant à un abri. C’est sûrement de cet endroit dont il fait mentions dans sa lettre. Les mystères qui l’entourent semblent sombres et dangereux. Mais je ne peux pas me permettre de rater une occasion d’en apprendre plus. Après tout c’est de mon passé dont il s’agit. Je vais donc partir vers 5h pour y arriver à temps. J’espère qu’il ne va rien m’arriver. J’ai beaucoup de questions à lui poser. Il se fait tard. Je dois me lever tôt demain, je vais donc m’arrêter là pour le moment. C’est triste d’y penser mais, si jamais je ne suis pas rentré demain soir, c’est que je suis sûrement… plus de ce monde.
Jour 8 :

Je me suis levé à 5h comme convenue. Le soleil commençait à peine sa course et les oiseaux chantaient tous en cœur. La rosée rendait le froids plus agressif, mais le soleil la chassait peu-à-peu. Le chemin menant au refuge des alpinistes était glissant ce matin, j’ai manqué de tomber à plusieurs reprises. Quand je suis enfin arrivé à destination, une douce lumière vacillante s’échappait de la grotte. Le capitaine m’attendait, assis près d’un petit feu de camps, un journal à la main.

Tout juste arrivé, il se précipita vers la sortie pour voir si je n’avais pas été suivi. Sa barbe de 4 jours et ces longs cheveux en batails lui donnait un air d’ermite un peu fou, qui refuse tout contact avec la ville. J’avais devant moi, le grand capitaine Alfynn Rumerth. Il faisait pitié à voir. Etrangement, malgré les nombreuses questions que j’avais en tête, seul le doux crépitement du feu se faisait entendre. Nous somme rester ainsi un long moment. Ce silence que nous gardions était le témoin de sa détresse. Je fus finalement le premier à le rompre.

« Pourquoi tant de mystère ? Vous arrivez de nul-part, personne ne vous connait, et vous fuyez d’un coup, sans prévenir. Mais qui êtes-vous à la fin ? »

Et sans répondre, il me tendit un vieux journal. C’était un numéro du Journal « Le Paresseux », un journal qui a fermé il y a quelques années de cela. Mais le plus étrange, c’était l’article de la première page. Il titrait « Le mythe de Vadélios ressurgit des enfers. Son enfant retrouvé ! » Ce nom, Vadélios me disait vaguement quelque-chose. Ce pourrait-il que je sois de cette famille ? Remarquant mon incompréhension face à ce journal, il prit enfin la parole.

« Une vieille histoire raconte qu’il y a près de 600 ans, les ruines d’un sanctuaire furent découvertes. Plus les fouilles avançaient, plus ils en apprenaient sur nôtre passé. Jusqu’au jour où une nouvelle pièce fut découverte. Il y avait en son centre, une grande tâche noir sur le sol. Un noir si profond que même la lumière des torches se faisait absorbée. Le silence a alors laissé place à un rugissement. Un cri bestial qui terrorisa les pauvres gens. Quelque jour plus tard, une personne répondant au nom de Vadélios, arriva en ville. Et intrigué par les rumeurs qui entouraient ces ruines, il décida de s’y rendre. Mais au moment où il poussa les grilles qui fermait le site de fouille, une gigantesque ombre sortis du sol. C’était un dragon noir, le même que dans les anciennes légendes. Alors Vadélios pris son épée et, par on ne sait quel miracle, mis fin au règne de terreur du dragon. Il prit le chemin des ruines, et on n’entendit plus parler ni du dragon ni de Vadélios, désormais surnommé Le tueur de dragon.

Mais il y a 50 ans, un type prétendant en être son descendant a fait parler de lui. Il portait la lame Draconique, reconnaissable au blason des Vadélios sur son pommeau. Un dragon noir aux yeux violets, le même symbole que sur votre collier que vous portiez ce soir, où nous nous sommes rencontrés. »

Ainsi je serais un descendant de la famille Vadélios. Voilà qui expliquerait ma soif d’aventure.

« Au début, il ne posait pas de problèmes, il se montrait même très amical pour tout vous dire. Mais très vite, les gens on commencés à s’attacher à lui, à lui vouer un culte, si bien qu’il prit le contrôle de la ville. Il se mit à massacrer tous ceux qui n’avaient pas rejoints ces rangs. Je suis probablement le seul rescapé de ce bain de sang. »

Son histoire était terrible, jamais je n’aurais pu penser que de telles atrocités puissent être perpétrées de nos jours. S’il est réellement de ma famille, J’imagine que je suis en quelque sorte « responsable » de ces actes.

« Autre chose, ce type, il vous cherche vous aussi, vous devriez rester là le temps qu'il s'en aille, ou bien il risquerait de s’en prendre à vous. »

Cette histoire est complètement folle, mais pourtant, tout me semble si cohérent que je me vois forcé d’y croire. Je me rends compte de l’heure, mes yeux me piquent et mon corps fatigue. Je vais m’arrêter là, avant de tomber de sommeille.


Jour 9 :

Les révélations d'hier m'ont encore une fois empêché de dormir correctement. De plus, le sol rocheux et le vent glacial s’écrasant contre les parois aiguisées de la montagne, rendaient l'endroit très inconfortable.

Chaque mouvement, chaque son même, résonnait dans la grotte. Mais heureusement, Alfynn avait pris soin d'embarquer pas mal de vivres, dont du chocolat, pour nous remonter le moral. J'ai eu droit à quelques explications supplémentaires concernant la « chose » qui nous poursuit. D'après le capitaine, il ne supporterait pas la lumière du jour. Ça ne m'avance pas vraiment mais c'est toujours bon de le savoir.

Puisque nous risquions de nous ennuyer, Alfynn s'est mis à me raconter d'autres histoires. Je ne les écrirais pas cette fois ci. Après tout, ce sont ces aventures et non les miennes ! C’est donc à lui de les racontées.


Jour 10 :

Ce matin, c’est Alfynn qui m’a sorti de mes rêves. Il m’a dit avec enthousiasme que « la chose » était partie. On est donc rentrés chez moi, le moral au plus haut. C’est assez difficile à décrire mais, lorsque l’on a traversé une épreuve, on ressent un sentiment de satisfaction inégalable.

Mais la plus grande surprise de la journée fut l’annonce d’Alfynn :

« Bon je ne vais pas y aller par quatre chemins, tu as un rêve, une histoire à retracer. Tu as un but, de la détermination et par-dessus tout, du courage. C’est décidé, je t’offre mon navire ! »

A ce moment-là, le temps s’est arrêter, j’ai cru que mon cœur cessait de battre. Il m’a expliqué que sa vie de marchands et d’aventurier ne lui plaisait plus, qu’il rêvait depuis quelques temps de se reprendre en main et de mener sa vie tranquille.

Malheureusement, je suis très vite redescendu sur terre. Je n’avais aucune connaissance en navigations. Sans compter que, sans équipage, survivre sur un tel navire plus de 5 jours serait un véritable miracle. Non, il faut que je me rende à l’évidence, ce rêve, bien qu’à portée de main, est impossible à réaliser. C’est donc avec dégoût que je vais me coucher ce soir. Demain sera un nouveau jour et, comme j’ai à nouveau du temps libre, j’irais me promener pour me vider la tête.


Jour 11 :

Levé à l’aube se matin, j’ai pu contempler la lune compléter sa course. Une magnifique vision qui, mêlé à la brume, fait ressortir sa belle robe argentée. Ça m’a rappelé cette belle journée de printemps, où pour la première fois, j’ai rencontré mon amis Izir. Il était venue sur le bateau de sa mère, Amenâa.

Nous avions passé la journée à nous baladés le long des falaises, et à jeter les cailloux dans la marre de Malon. Il nous avait fait laver son plancher pour nous punir. Et ce soir-là, le même spectacle s’était déroulé sous nos yeux.

Et puis, les années sont passées et une nuit, sa mère s’est faite assassinée par un fou-furieux. On ne l’a jamais retrouvé d’ailleurs. Izir avais donc été contraint de reprendre les affaires familiales à l’âge de 17 ans. Ensuite, il s’est forgé une réputation, et le voilà maintenant reconnu dans tout le royaume. Pourtant, quand je le vois, je ne peux m’empêcher de me rappeler le petit Izir, avec qui j’avais passé mon enfance. Ça fait un bout de temps que je ne suis pas parti le voir à la capitale.

C’est décidé, je file chez le caviste, je lui prends sa plus belle bouteille, et je prends congé pendant deux semaines. Il est grand temps que je passe lui rendre visite à ce loup de mer !


Jour 12 :

Latraverse et la vieille Henna (une employeuse régulière elle aussi) ne m’ont pas trop criés dessus quand je leurs ai annoncés mon congé de deux semaine. Je me suis donc précipité vers le port pour partir sur le Baleineau, un immense bateau marchand. Il fait tout le temps escale à la capitale pour récupérer de la pierre, qu’il revend à Fort-Brisevent. J’avais réussi à négocier ma place à vie pour le transport vers Ylis, la capitale. Je l’avais eu en échange de l’offre de mes services. Ça ne m’embêtais pas car, bien que réguliers, ils n’étaient pas des clients très demandeurs.

J’ai juste eu besoin de me montrer sur le port pour que le capitaine stoppe ces occupations et vienne m’aider à monter sur le mastodonte. Le voyage va durer toute la nuit. Si tout va bien évidemment.

Mais je ne me fais pas trop de soucis, même les pirates les plus audacieux on abandonnés l’idée de l’attaquer. Il faut dire aussi que, en tant que seul bateau marchand armé, il réussirait presque à concurrencer la force de frappe de notre intercepteur.

Pour l’heure, je vais m’arrêter. Les vagues m’empêchent d’écrire correctement. Je continuerais demain.


Jour 13 :

Nous sommes arrivés au grand port d’Ylis. Le soleil et le ciel bleu nous ont accueillis. Jamais ne me ma lasserais de cette ville aux milles couleurs. La musique des spectacles de rue, ces palmiers ornant fièrement la côte. Tant de souvenirs des moments passés à courir entres les maisons et à contempler la grandeur du palais Royal.

Izir habite maintenant dans le centre-ville si je me souviens bien. Il a déménagé l’an dernier pour se rapprocher de la guilde des marchands dont il fait partis. Sa nouvelle maison possède un balcon, d’où on peut observer le marché. Elle est, tout comme son bateau, teinté d’orange et de jaune.

Je me suis donc mis à parcourir les rues, longé la côte, passer par le grand pont avant d’arriver au marché. Fort heureusement, il n’était pas ouvert aujourd’hui. Je me souviens que l’an dernier, alors que je l’aidais à transporter les quelques meubles qui restaient, on avait été bloqués par les marchands. Mais je m’égare.

Quand je suis arrivé, je fus surpris de le voir déprimé. Il m’a ensuite expliqué que son bateau, le Malg’Labar, venait de partir en réparation. Venant de lui, son air dévasté me semblait tout de suite beaucoup plus logique. Naviguer sur la mer est sa raison d’exister, comme il le dit souvent !

Nous avons longuement discutés, de nos vies, de la pluie et même du beau temps ! Mais, au moment où je me suis mis à écrire ces lignes, il m’est venu une idée. Je ne sais pas pourquoi je n’y ai pas pensé plus tôt, mais ça devrais lui plaire. Je lui garde la surprise pour demain. En attendant, je compte bien profiter de la capitale cette nuit.


Jour 14 :

Ce matin, je fus surpris par la chaleur étouffante qui régnait dans cette contrée. Bien loin des températures que j’avais l’habitude de côtoyer à mon réveil, des températures typiques du microclimat d’Elderan. Le phare, toujours aussi impérial, décorait la douce ville d’Ylis.

Le petit-déjeuner fut copieux, avec du pain et des fruits à volonté, je ne risquais pas d’avoir faim avant l’heure. C’est aussi ce moment de la journée que j’ai choisis pour lui dévoiler ma surprise. J’avais décidé de l’engager en tant que timonier du navire qu’Alfynn m’avais donné plus tôt. A peine le lui avais-je annoncé, qu’il grimpa sur la table, pris un couteau en guise d’épée et s’écria avec une certaine allure d’acteur de théâtre : « Et bien qu’attendons-nous pour mettre les voiles Matelots ! »

Le voir ainsi, la flamme ravivée dans ces yeux, me fit éclater de rire. Je me suis pris au jeu, qui a bien du durer toute la matinée.

Une fois le repas passé, il m’annonça que son équipage serait également de la partie. Ce à quoi je lui ai répondu que ça me faisais une chose de moins à penser.

Je pense qu’à partir de ce jour, ma vie va prendre le chemin de mon rêve le plus chère : Partir à l’aventure !
Jour 15 :

Ce matin, j'ai réaliser une chose, je ne sais pas me battre. Ça peux paraître idiot de penser à ça, au beau milieu de la ville la mieux gardée du pays, mais avec les pirates qui rôdent sur la mer, c'était comme accepter de mourir avant l'heure. Je me suis donc inscrit aux cours de maniement d'armes de la garde royale.

Quand je suis arrivé avec Izir, devant la chef de la légion Ilmérienne, Ezaria Mirald, elle nous a regarder un bref instant et s'est mise à rire aux éclats.

« Alors c'est vous les deux nouveaux ? Mais comment deux crevettes peuvent-elles arrivées de nul-part et demander à intégrer la légion ? »

Piqué au vif, Izir sortis sa dague et fonça sur Ezaria, sa démonstration fut impressionnante, il répètait les mouvements de danse du carnaval avec comme cavalière, sa lame qu'il prenait soin d’affûter tous les mois.

Pris dans son jeux, et sachant très bien qu'il allait se prendre une dérouillé monumentale, je me suis mis à longer la salle d’entraînement, pour arriver jusqu'au fond. Puis pas à pas, en prenant bien soins de ne pas faire de bruits, je me suis approché d'elle pour la prendre par surprise.

Izir lui, continuait d'exécuter ses mouvements, sa lame fendant l'air, quand Ezaria s'est soudainement rapprochée de lui. Elle pris la hache d'un garde, et se mit à parer tous les coups de dague, repoussant mon amis jusqu'au porte de la salle d’entraînement, sous le regard amusée des gardes.

Comprenant ce qui lui arrivait, Izir tenta une attaque sur la gauche de la chef. Cette dernière l'esquiva, pris la dague à pleine main, et lui mis délicatement sous la gorge.

« Touché ! »

Profitant du fait qu'elle ne regardais pas dans ma direction, je me suis rapproché, et au moment où j'allais toucher son dos, elle me repoussa avec son pied.

« Et touché aussi !

Bon, soyez honnêtes, vous pensiez sérieusement avoir une chance contre la meilleure garde du royaume ? »

On pouvais lire l’amusement dans le regard des gardes de la salle, à croire qu'ils étaient tous déjà passés par là.

« Bon Izir, tu est vif et agile, c'est un des talents indispensables pour gagner mais tes coups ne sont pas puissants. Quand à toi … comment t'appelle-tu déjà ?

– Merrick-caredohr

– Donc Merrick, si j'en crois ce que j'ai vu, tu n'as jamais tenu d'arme de ta vie cependant, tu est un stratège dans l’âme, ça ne fais aucuns doutes, et crois mois sur parole, une guerre sans stratège se finis toujours trop vite.
Je vais vous prendre pendant les 4 jours qui suivent, mais avec moi, c'est 6h du matin, sans faute, et tous les jours. Vous pouvez aller prendre des armes pour demain, histoire de vous y habituer. »

Nous sommes partis en direction de l'armurerie, éreintés par cette démonstration de force d'Ezaria. Il faut dire qu'elle n'a pas volé son titre. Je comprend mieux pourquoi elle s'occupe toujours des transports du roi. Avec elle à ces côtés, il est intouchable.

Lorsque nous sommes arrivés devant les portes de l'armurerie, les gardes ont tout de suite compris ce qu'il venait de nous arrivée. Ils nous ont ouverts les portes, avec un regard plein de compassion.

La salle était immense et très impressionnante. Il y avais des mannequins qui portaient des armes en tout genre. Arc, épée, hache, trident, bouclier et même des arbalète. Au pieds de chaque statues était posé un grand coffre dans lequel reposaient les différentes armes.

Izir se dirigea instinctivement vers les épées. Il faut dire qu'en tant que fils de forgeron, il a toujours été en contact avec ce type d'arme. Mais moi, comme je n'aime pas faire comme tout le monde, j'ai choisis de prendre un trident. J'ai toujours trouvé ces armes fascinantes, leurs légèretés, leurs hydrodynamisme, qui leurs permets de filer aussi bien sous l'eau que dans les airs, sans oublier que c'est une arme qui peut servir aussi bien au corps-à-corps, qu'à distance.

J'en ai pris un, et ai effectué quelques mouvements avec. Il était parfaitement équilibré, je me suis immédiatement sentis à l'aise avec cette arme entre les mains. J'ai fais quelques mouvements avec, le faire tourner au dessus de ma tête est vraiment compliqué mais je suppose que c'est normal je ne suis qu'un débutant après tout.

Après cela, nous sommes rentrés et, au moment où j'écris ces lignes, il est 19h. Une lourde journée nous attend demain.


Jour 16 :

Le réveil fut compliqué ce matin, la fatigue de la veille essayait de nous convaincre de rester au lit. Mais c'est mal nous connaître, quand on est décidés à faire quelque-chose, on le fait. Enfin, c'est ce que l'on s'est dit avant de se rendormir. Au final, on est arrivés avec 5 minutes de retard, et je crois que l'on est pas près de recommencer. On s'est tellement fait crier dessus que l'on a cru que c'était fichu pour l'entraînement.

Heureusement pour nous, Ezaria était de bonne humeurs ce matin. Elle venait de recevoir une nouvelle distinction, elle avais, il y a deux jours, sauvée le roi d'un criminel qui s'était introduit dans le château. Quelques secondes de plus et notre très chère Harald VI passait l'arme à gauche.

Son entraînement débutait avec un simple échauffement, enfin, ce sont ses mots. Cela consistait à faire des allés-retours à travers le terrain. Ensuite, on est passés aux exercices de musculations, puis d’agilités, puis de souplesse, et enfin, une petite pause de 2 minutes à peine.

L'échauffement étant terminé, on est passés à un exercice des plus étranges. On devais faire apprendre à rester en équilibre alors qu'elle passait dans les rangs pour nous poussés et nous insultés. Elle nous a expliquée par la suite que cet exercice servait à améliorer notre posture et notre mental. Elle nous a ensuite montré comment on aurait dû se placer, réagir et réfléchir.

Puis sont venu les exercices de maniement d'arme. Ils consistaient en des répétitions de mouvements courts, mais puissants. Un coup à gauche, un coup à droite, et un coup d'estoc. Nous avons répétés des mouvements malgré la fatigue évidente qui s'emparait peu-à-peu de nous. En même temps, elle passait voir chacun d'entre nous pour rectifier nos gestes et notre posture. On a refaits une pause de 2 minutes, avant de s'étirer et de partir manger au réfectoire.

Là-bas, régnait une tout autre ambiance. Ezaria parlait et riait avec tout le monde, elle leurs racontait ces histoires, comme cette fois où elle s’était retrouvée en final d'un tournoie contre le champion du Fort-Brisevent.

Après manger, nous sommes repartis vers le terrain d'entraînement, avons refait l'échauffement, et repris nos armes. Elle nous a alors demandée de nous mettre en face des mannequins en paille. Ils semblait usés et peu résistants mais, quand on a dû frapper dedans, on a vite ravalés notre jugement. Elle avait placée des cibles sur eux, on devais les touchés le plus précisément possible. Au début, c'était plutôt simple, mais à force de répétition, nos muscles ne semblaient plus si précis que ça.

Enfin, vers 17h, l'entraînement a pris fin. Nous nous sommes tous étirés pour éviter tous problèmes le lendemain. Puis nous sommes partis vers les grilles.

Demain, c'est entraînement de combats à distances pour moi, ça devrais être moins fatiguant. Enfin, je l’espère.


Jour 17 :

Levé à 5h, je me suis précipité vers le thermes de la ville. Situé en face du palais, il faisait le bonheur de chaque habitants tant il était spacieux. Après l’entraînement de la veille, ce lieux me paraissait encore plus confortable qu'avant. Ses douces cascades d'eau chaude tombant sur le dos, massant inlassablement les muscles courbaturés, revigorant la plus exténuée des personnes, vous faisant oublier toutes notions du temps. Telles étaient les chaudes cascades d'eau douce des thermes Ilméniens.

Après bien un quart d'heure passé à me prélasser dans l'eau chaude, je suis revenu à la maison pour y prendre mon petit-déjeuner. Cette fois-ci, la quantité était plus raisonnable, seule une table était recouverte de nourriture. Tout le monde, domestiques et famille, étaient regroupés autours et mangeaient à sa faim.

Le repas finis, nous nous sommes dirigés vers la caserne où nous attendait Ezaria et un autre type, maigrichon, presque squeletique, au teint très pâle. L'appelle terminé, elle pris la parole :

« Bien, tout le monde est là, aujourd'hui, comme je vous l'ai dit hier, c'est entraînement en groupe séparé. Ceux qui ont des armes de type corps-à-corps, vous venez avec moi, les autres, je vous laisse avec Pyram. Il vous entraînera au lancer et au tire. Pour celles et ceux qui ne le connaîtrais pas, c'est le champion de Balaard, il a peut-être l'air innofencif, mais je vous demanderais de ne pas le provoquer, je n'ai pas envie de vous ramasser à la petite cuillère, c'est clair ? »

Au début, personne ne l'a prise au sérieux, on ne l'a pas provoquer bien entendu mais on ne comprenaient pas comment ce type pouvait bien être dangereux.

Il nous a demandés de se mettre en ligne, côte-à-côte, en face des cibles, à 30 mètres d'elles, et nous a demander de tirer ou de lancer notre arme, une première fois. Nous n'avons tous raté, mais j'imagine que c'est normal. Il est passé le long du rang, et s'est mis à nous expliquer certaines choses, comme la posture à adopter en cas de combat à distance, c'est-à-dire sur le côté, pour faire la plus petite cible pour l'ennemie et protéger ces organes vitaux. Il nous a demandé d'aller chercher notre projectile et de refaire une nouvelle salve de lancé. On a continués comme ça jusqu'à ce que quelqu'un tire sur sa cible avant que tout le monde soit retourné à sa place.

Il a alors pris son trident et l'a lancé avec tant de puissance et de vitesse que ce dernier à intercepté la flèche et s'est planté dans le mur de pierre du fond. En tirant sur la corde qui le reliait à son arme, le trident se décrocha pour finir dans ces mains.

Un lourd silence pesait alors dans ce groupe. Personne n'osait bouger de sa place tant on étaient effrayés par ce qu'il venait de ce passer.

Peu-à-peu, j'ai pris conscience que un instant de plus et la flèche venait se loger entre mes deux yeux. Il venait de me sauver la vie. Il a passé au moins dix bonnes minutes à lui crier dessus, lui dire qu'il n'a pas respecté la règle principal des entraînements au lancé. Je n'aurais vraiment pas aimer être à sa place.

Au finale, le reste de la journée s'est déroulé sans encombres, je réussi désormais, presque à chaque fois, à toucher la cible.

La suite, un étirement classique et on repart chez nous, épuisés de cette journée. Demain, c'est combat au corps-à-corps sans armes, je me demande bien qui va nous faire cours.


Jour 18 :

Levé à 5h, le thermes, manger, partir … une certaine routine commençait à s'installer. Quand nous sommes arrivées, Ezaria nous attendait accompagné du champion du Fort-Brisevent, un homme, plus petit et corpulent que Pyram. Il s'appelait Nery, il portait d'étranges protections métalliques aux avants-bras et aux tibias. Il devait, à en croire ses quelques rides et ses cheveux grisonnants, avoir la cinquantaine d'année. Ses yeux verts accentuaient son regard perçant, et ses quelques cicatrices semblaient vouloir nous raconter son histoire.

L'échauffement passé, il nous a demandé de se mettre par deux, en face-à-face. Le but était de faire tombé l'adversaire, en utilisant qu'un seul bras, comme en situation de guerre, où le second porte l'arme. Après 5 minutes d'échecs totale, il nous a montrés comment faire. La technique était très simple, il suffisait de jouer sur les points d'appuis de l'ennemie, enfin, de l'adversaire. Une simple pression sur l'épaule du côté opposé à son point d'appuis suffisait à le déséquilibrer. Ne restait plus qu'à finir le boulot d'un coup au torse.

Nous avons ensuite vu les différentes manières de chuter sans se faire mal et les techniques pour se défaire d'une prise au corps. C'est d’ailleurs à ce moment que nous avons compris l’une des utilités de ces protections métalliques. Elles servaient à blesser l'ennemie lorsqu'il se débarrassait des prises au corps. Il donnait alors un violent coup sur l'adversaire avec ces avants-bras de métal.

Il nous a également expliquer comment jeter quelqu'un sans avoir à le soulever. Pour ça, il fallait saisir le poing de l'adversaire quand il portait un coups, et effectuer une rapide rotation ainsi qu'un balayage. Ce dernier volait alors à près de 2 mettre du sol avant de retomber.

Et en fin de journée, on a aborder le sujet de combat à mains nues contre une arme. Il nous a donner deux-trois tuyaux pour stopper une lame sans se faire mal, ou pour désarmer l'ennemie avec seulement ces jambes.

Je sent bien que ce n'est pas mon élément, je suis bien plus habille en lançant mon trident. Mais ses conseils sont toujours bon à prendre, maintenant, je suis capable de me défendre sans arme.

En faisant mes étirements, j'ai entendu quelqu'un dire qu'un nouveau tournoie se préparait pour désigner le meilleur combattant d'Ilémnihr. Ceci expliquait pourquoi autant de champions étaient présents à Ylis.

Il devrais avoir lieu la semaine prochaine. J'ai hâte d'y assister.


Jour 19 :

Ce matin, après la routine habituelle, nous attendait un spécialiste des combats armés au corps-à-corps. Et pour une fois, je le connaissais bien. Il s'agissait de l'amiral Olb Ragan de la flotte d'Ilémnihr et champion d'Elderan. Bien que champion d'une petite île, il n'en est pas moins méritant.

Ces faits d'armes sont nombreux et impressionnants, mais le plus connu d'entre eux est cette fois où il s'est rendu dans le repère du ravageur, un gigantesque ours blanc qui terrorisait les populations. Il a combattu férocement et en est ressortis victorieux, portant fièrement la peau de l'ours qu'il venait d'abattre. Suite à ça, les gens l'on surnommés « Hache d'ours », du fait de sa force incroyable, et qu'il se batte avec une grande hache d'arme.

Il nous a montré différentes techniques pour porter des coups bien plus puissants et précis que nous le faisions, puis on est passés à une initiation à la stratégie. Il nous a expliquer comment surprendre l'adversaire tout en assurant ces arrières. C'était donc ça sa vrai force, il n'était pas seulement un monstre de force brut, mais aussi un très grand stratège. Ça explique comment il est arrivé au poste d'amiral de la flotte d'Ilménihr.

Ces cours furent très instructifs, à la fin de la journée, je réussissait à désarmer ou au moins mettre en difficulté la plupart de mes adversaires. Je sent que j'ai beaucoup progresser durant ces 4 derniers jours. Je commence à manier le trident suffisamment bien pour pouvoir me défendre.

Au final, ce n'est qu'une fois rentré que j'ai réalisé que ma formation était finis. C'est fou ce que l'on progresse vite lorsque l'on est accompagné par des experts. Mais il se fait tard, je vais me coucher. Il faut que j'aille commander un trident flambant neuf au père d'Izir demain. J'en profiterais pour déposer celui d'entraînement que j'ai oublier de rendre.


Jour 20 :

Ce matin, j'ai profité plus longtemps de mon lits, je me suis réveillé à 8h et me suis levé à 9h. Comme à mon habitude, j'ai pris mon petit-déjeuner après mon passage au thermes. Aujourd'hui, c'était fruits et gâteaux au miel. Il était délicieux. Izir avait fait importer ce miel d'une lointaine contrée dont j'ai oublié le nom. Ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas près de trouver meilleur.

La température, bien qu'encore plus élevée qu'à mon arrivée, était supportable. C'est donc en prenant mon temps que je suis partis pour la forge Bagarath, une entreprise familiale dont le patron actuel était nul autre que le père d'Izir. Un brave type de deux mètres, avec la carrure d'un mercenaire enrager. Quelqu'un du genre que l'on n'a pas envie de vexer. Mais pourtant, sous son air de malfrat accomplis, se cachait un tempérament si amical, que j'avais finis par le surnommer « l'ourson ».

Il se trouvait dans sa forge, battant l'acier comme à son habitude. À chaque coups, des étincelles volaient dans les airs, formant un ballet de couleurs semblable aux feux d'artifices annuelles de la capitale. Ce spectacle, malgré son côté hypnotisant, était accompagné d'un vacarme à en réveillé les morts. C'est donc avec difficultés que je réussit à attirer son attention.

« Bah ça alors, si ce n'est pas notre très chère Merrick ! Ça fait une paye dit moi ! Qu'est que tu deviens le ptit' ?

– J'ai pris deux semaines de congés pour venir voir Izir, ça faisait longtemps. Mais j'aurais besoin de tes services.
– Ah bah il n'y a pas de soucis bonhomme, dit moi ce qu'il te faut !
– Dit moi, tu sais encore faire des tridents ?

– Bah tu sais à qui tu t'adresse gamin ? Je suis Herio Bagarath, pas le premier venu, évidemment que je sais faire des tridents. Mais pourquoi t'en a besoin brindille ?

– On a passés la formation de légionnaire avec Izir, on voudrais partir en mer. Mais il nous faut des armes. Lui il a ce qu'il faut mais moi…

– N'en dit pas plus bout d'homme, je te fais ça pour demain, t'aura cas venir le chercher à 18h. Oh et passe prendre l'apéro à l’occasion !

– Ça marche, je n'y manquerais pas ! Aller, je te laisse bosser l'ourson ! »

Les piques qu'il me lance me feront toujours autant rire. Il n'a pourtant pas toujours été aussi joyeux. Le jours ou Amenâa s'est faite assassinée, il s'est forger une dague sur laquelle sont sont gravés les mots « Tem reän tor rark » sinifiants littéralement « la mort après la souffrance » dans l'ancienne langue. Cette dague, bien qu'étant une arme d’exception, est surtout le témoin de sa promesse. Celle de retrouver cette ordure coûte que coûte et de lui faire goûter au désespoirs le plus profonds, désespoirs qu'il avait fait endurer à son fils.

Mais assez de pensées négatives pour aujourd'hui, il n'est jamais bon de ressasser ce genres de moments trop souvent. Je vais donc m'arrêter là et partir me vider l'esprit dans les jardins de la ville avant de redonner ce fichu trident d'entraînement.


Jour 21 :

La balade d'hier m'a fait beaucoup de bien. J'ai passé une bonne partie de l'après-midi à écouter les oiseaux chanter, et à regarder la nature danser au gré du vent. Je devrais faire ça plus souvent.

Ce matin, je me suis levé à 9h, et comme je n'avais pas grand-chose à faire, j'ai décidé d'aller acheter deux places pour le tournoie de demain. Je suis sûr que ça plaira à Izir.

Mais quand je suis arrivé sur place, une foule se tenait devant le guichet de l'arène. Il devait bien y avoir une centaine de personnes. Une bonne partie était là pour attendre leurs idoles, les quatre champions. Ils avaient déjà leurs billets et se criaient dessus en faisant leurs pronostiques.

J'ai eu beaucoup de chance, il ne restait qu'une dizaine de places quand mon tour est arrivé. Il faut dire aussi que cet événement fait toujours beaucoup de bruits, à tel point que des personnes de toutes les villes du royaume viennent y assister. De plus, avec l'arrivé de Pyram, le nouveau champion de Balaard, beaucoup s’attendent à une destitution d'Ezaria, qui porte son titre depuis maintenant trois années consécutives.

Les places m'ont coûtées 35 pièces d'or. Ça peut paraître beaucoup, mais pour un événement qui s'étale sur 4 jours, c'est presque donné. Mais vu que je suis ici pour me faire plaisir, j'ai également parier sur la victoire de Nery. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai eu l'impression qu'il allait réussir cette année.

Après cela, je me suis diriger vers la forge pour récupérer mon nouveau trident. Herio avait fait un magnifique boulot. Il était parfaitement équilibré, brillait d'une couleurs verte, légèrement bleutée.

« Il est en acier marin, plus précisément en extrait de prismarinite pure récolté il y a trois semaines. Si tu le prend en main, tu te rendra compte de sa légèreté. »

Je n'en revenait pas, c'était vraiment une arme d'une qualité exceptionnelle. De plus, l'acier marin est réputé pour sa solidité rivalisant avec celle du diamant une fois refroidis. J'ai également remarqué des inscriptions dessus. Il y était écrit « Cri Myé Naëra Nema Imyé Ylis ». Comme je ne parle pas l'ancienne langue, je lui ai demandé ce que ça voulais dire, ce à quoi il m'a répondu que jamais il ne me le dirais car c'est comme une prière, une requête faite aux dieux, et que seule lui devait en connaître la signification.

Ce geste m'a énormément touché. Lui qui m'avait toujours soutenue, et que je considérait comme un père, venait de me faire le plus beau cadeaux du monde. Et comme je m'y attendait, il a refuser tout paiement.

Finalement cette journée aussi fut forte en émotion.
Jour 22 :

Le grand jours venait de commencer dans le calme. Aucun bruits ne se faisait entendre dans les rues. Même le mécanisme de la cloche avait été stoppé. La raison de cela ? Ce tournoi à été planifié à la même date que l'hommage rendu aux 4 héros qui sauvèrent le pays il y a un peu moins de 200 ans. Ils s'étaient battus avec acharnement, fierté et honneur, balayant l'armée qui tentait de prendre la ville. Le premier est mort dans le port, de 5 coups d'épées. Le second, sur l'île, qui porte désormais son nom, d'une flèche dans le dos. Le troisième, sur le grand pont, une hache planté dans le crâne et une dans le ventre. Quand au dernier, Harald premier, il s'est entre-tué avec le dernier soldat ennemie. Après la victoire, aucune fête n'a eu lieu. Seul 4 coups de cloches furent sonnées.

Comme le veut la tradition, à midi, elle a sonnée 5 fois pour remercier Azan, 1 fois pour remercier Oltran, 2 fois pour remercier Nazir et 1 fois ensuite pour remercier Harald. Enfin, après une minute de pause, elle a retentis 4 fois, en mémoire de toutes les victimes de cette guerre.

Après une bonne heure passer dans le silence le plus complet, nous sommes partis en direction de l'arène. La place était noir de monde, et nous avions énormément de mal à avancer au travers de la foule. Nous nous sommes assis à l'avant et avons patienter l'annonce du commentateur. Ce n'est bien qu'après un quart d'heure qu'il pris enfin la parole.

« Mesdames et Messieurs ! Je vous souhaite la bienvenue à la six cent cinquante-deuxième coupe des combattants d'Ilémnihr ! Nous rappelons aux quatre champions que les armes enchantées ou empoisonnés, ainsi que la magie sont strictement interdites lors de ce tournoi. Le premier match opposera deux combattants très attendues, vous les connaissez tous très bien, veuillez accueillir à ma droite l'éternel second mais pourtant redouté, Nery aux bras d'aciers !

À ma gauche, un ancien soldat, il a finis par devenir Amiral du royaume, faites un triomphe pour Hache D'ours ! »

la foule était en folie, acclamant les deux combattants qui faisaient leurs entrés. Ils se mirent en place et, après un salut mutuel, le combat pût enfin commencer. Nery se mis en position de combat, les bras près à dévier toutes attaques tandis que Olb lui, fonçait droit sur son adversaire, la hache dans ces mains. Il se mis à la faire tourner au dessus de sa tête, emmagasinant une quantité phénoménale de puissance et au dernier moment, il releva sa hache, et frappa de toutes ces forces sur Nery, qui se protégeait alors avec ces deux bras. Le choc fut si violent qu'il fit reculer le pauvre combattant sans armes de facilement 3 mètres, soulevant par la même occasion un nuage de poussière. Hache d'ours disparaissait alors dans cet amas de sable tandis que l'homme aux bras d'acier, ayant compris le but de cette manœuvre se précipitait hors de ce traquenard. Malgré le savoir faire de Nery lui permettant de gagner en efficacité avec la force de l'adversaire, Olb lui était rusé, suffisamment pour trouver les points faibles de l'ennemie. Une fois à l’abri des regards, sous son nuage de sable, Olb devenait imprévisible car invisible et discret. Il se mis donc à longer le mur de l'arène afin de passer dans le dos du pauvre Nery qui se mit alors à fermer les yeux. En effet, il nous avait expliqué que lorsqu'un de nos sens est inefficace, il vaut mieux utiliser les autres car aucuns sens n'est irremplaçable. Son ouïe à l’affût, tel un chasseur, il se mit en position et lorsque la hache de l'amiral perça la poussière, il la dévia d'un coup de paume sur le plat de la lame, et enchaîna avec un balayage bien placé qui fit voler l'homme à la hache. Ce dernier se releva, non sans difficultés, et le match repris de plus belle.

Les coups de l'amiral s'enchaînaient ne laissant aucun répits à Nery qui était obliger de dévier la hache. Il se battait avec une très grande agilités. À chaque attaques, Nery reculait de quelques centimètres, le repoussant indéniablement vers le mur. Il n'était pas en position de faiblesse, à vrai dire, il n'avait aucune peine à éviter les coups d'Hache d'ours, mais si jamais il se retrouvait plaqué au mur, il pouvait être sûr de perdre le combat.

Les coups s'accélérèrent, le poussant de plus en plus vers cette fatalité. Il n'était plus qu'à 2 ou 3 mètres de sa défaite lorsque, sur une ouverture, il donna un coup de pied désespéré dans la hache de son adversaire. Ce coup, fut si puissant, qu'il déséquilibra le jeune Olb Ragan. C'est alors que les rôles s'inversèrent. Nery se mis à projeter de multiples frappes et balayages, si bien qu'il pris l'avantage sur l'amiral, qui n'avait alors plus d'autres choix que de parer tous les coups en reculant. Malheureusement pour lui, il n'avait pas l'agilité du champion de Fort-Brisevent. Il eu à un moment donné une fraction de seconde d'inattention que Nery ne manqua pas de saisir. Il sauta dans les airs, pris appuis sur le manche de la hache et exécuta un magnifique salto arrière, donnant au passage un coup de pied en guillotine. Sous la violence du choc, Olb s'effondra sur le sol, trop sonné pour enchaîner immédiatement. Nery lui, se précipita sur lui pour lui donner le coup de grâce, il tendis sa jambe et, avec tout l'élan accumulé, lui porta son coup le plus dévastateur.
Soudain, alors que l'on pensaient le combat finis pour de bon, Olb saisis le pied se Nery et se servit de son élan pour projeter le cinquantenaire de toutes ces forces. Le match était décidément des plus épiques. Ils se relevèrent tout deux, et reprirent leurs affrontements.

Le combat faisait rage, depuis bien une heure, ils s'échangeaient des coups si violents qu'ils produisaient de grandes étincelles. Mais la fatigue commençait à affecter Nery, qui du haut de ces 50 ans, ne pourrait bientôt plus assumer son rôle de champion. Il pris alors une grande inspiration et contre toute attente, fonça sur Olb. Ce dernier, surpris par ce brusque changement de comportement, se mis en position pour se protéger avec le manche de son arme. L'homme aux bras d'acier tendis son bras et frappa l'amiral à la gorge si fort qu'il ne pouvait alors plus respirer. L'issue du combat était alors certaine, un coup de paume bien placé sur la tête de l'amiral, et se dernier s'écroula. Nous venions d'assister à ce qui devait probablement être le plus grand retournement de situation du siècle. La foule était en délire, tandis que l'alchimiste s’avançait dans l'arène une potion étrange à la main. A peine l'eurent-ils ingurgités que leurs plaies se refermèrent, chassant au passage la fatigue évidente qui marquait leurs visages. Le commentateur pris une nouvelle fois la parole et annonça la victoire de celui que l'on appelle « Nery aux bras d’aciers ». Au moment où j’écris ces lignes, il est 20h et j'ai hâte de connaître la suite de cet événement.


Jour 23 :

Nous nous sommes assis à la même place qu'hier, attendant impatiemment la voix du commentateur. Après vingt bonnes minutes, ce dernier pris la parole.

« Mesdames et Messieurs ! Souvenez vous du match endiablé de la veille ! La tension et la fatigue l'accablait, il semblait avoir perdu toutes possibilités de victoires. Mais sa détermination l'a emportée sur la force de l'amiral. Je vous demande d'accueillir à ma droite l'incroyable et imprévisible, Nery aux bras d'aciers !

À ma droite, il nous viens d'une petite île volcanique. Né orphelin, la vie ne lui a fait aucuns cadeaux. Et pourtant, le voici, s’apprêtant à faire face au second soldat le plus fort de tout le royaume d'Ilémnihr ! On raconte que son trident file dans les cieux plus vite que que le vent ne souffle sur nos côtes ! Je vous demande un triomphe au favoris de ce tournoi, le champion de Balaard, Pyram, au trident ailé !

La foule était en délire, jamais une tel énergie ne m'avait traversé. Il faut dire qu'il était autrement plus impressionnant que lors de son entraînement. Sa tunique blanche avait cédée la place à l'armure d'onix traditionnelle de Balaard. Les lignes dorées qui ciselaient son épaulière noir, le rendait terrifiant. Il était armé du même trident, toujours rattaché à cette corde. Ils se mirent en place et, après un salut mutuel, le combat pût enfin commencer.

Pyram pris son trident et, en guise de démonstration de force, le lança sur Nery. Ce dernier, par réflexe, le dévia de sa course d'un simple coup de paume. Malgré son expérience, l'arme ne manqua pas de lui entailler légèrement la main. En comprenant qu'il n'avais pas à faire à un novice, Nery se mit à alors à foncer sur son adversaire, il avais beau avoir un peu plus de 50 ans, il n'en restait pas moins très rapide, suffisamment pour surprendre le jeune Pyram qui, effrayer par le changement soudain de comportement de son adversaire, tira sur la corde de son trident. Il se décrocha du mur en pierre et regagna les mains du combattant.

Malheureusement, il n’eut pas le temps de se mettre en position de défense. La jambe de Nery filait déjà dans les airs avec une vitesse et une puissance déconcertante. Le coup, comme on l'avait imaginé, fut dévastateur et fit voler la pauvre Pyram sur pas moins de 3 mètres. Ne perdant pas la moindre seconde, Nerry sauta en direction du jeune et tenta un coup écrasant au niveau de son abdomen.

Bien que sonné, Pyram se saisis de son trident et s'en servit de masse pour briser la trajectoire du quinquagénaire. Encore sonné par le coup qu'il venait de recevoir, il se releva lentement et regarda Nery au sol. Il pris son trident, s'éloigna et se remis en position, près à lancer son arme au moindre mouvement.

L'homme aux bras d'aciers, sachant pertinemment qu'il ne disposerais que de très peu de temps pour se relever, attendis le bon moment. Un battement de cil pour Pyram, une ouverture pour Nery. Il bondis, esquivant de peu le trident qui se planta encore une fois dans le mur. Le corps endolorie par le coup qu'il venais de se prendre, il compris que sa victoire ne serais assuré que si Pyram perdait son arme.

Déterminé à en finir, Le jeune soldat repris son trident d'un coup sec sur la corde, et se mis à utiliser cette dernière comme un fouet. Il tentait de lier les jambes de Nery, afin de lui porter le coup de grâce. Le son de la corde transperçant le vent résonnait comme un avertissement. Il marquait le stresse constant que ressentait Nery. Détourner le regard une fraction de second, pouvait valoir aux deux combattants une défaite cuisante. L'atmosphère était électrique. Le regard plongé dans celui de l'éternel second, Pyram pris sa décision. Il serait celui qui frappera le premier.

Ils tournaient en rond,en face-à-face, ne laissant aucunes ouvertures quand soudain, Pyram lança sa corde qui s’accrocha au bras de Nery. Ce dernier profita du lien qui venais de se former pour tirer un grand coup sur la corde. Pyram, bien que très grand, était également très léger. Il fut donc propulsé vers son adversaire, qui se tenait près à lui asséner un puissant coup à la gorge. Il eu alors l'idée de retourner cette situation. Il pris son trident, et le mis en barrage. Le manche percuta violemment la tête de Nery, qui finis sur le sol. Le publique retenais son souffle, n'en croyant pas ces yeux. Un long silence, lourd et pesant, régnait alors dans l'arène. Après quelques secondes, Nery se releva, fixa Pyram dans les yeux. Le temps s'était comme arrêter. Le sourire aux lèvres, Nery déclara ces quelques mots avant de s’effondrer : « Prend garde Ezaria. » La foule était en délire, Nery, l'éternel second, l'homme aux bras d'aciers, venais de se faire détrôné par le favoris du tournoi. Une légende venais de naître.

Cette journée était tout simplement incroyable.


Jour 24 :

Aujourd'hui, c'est le dernier match avant la final. Il opposera Olb Ragan à Pyram et définira une bonne fois pour toute qui aura l'honneur de se mesurer à Ezaria. C'est assis à la même place que la veille, regardant l’arène avec des yeux d'enfants, que je m’apprête à assister à cet affrontement décisif. Le commentateur pris la parole.

« Mesdames et Messieurs, Je vous souhaite la bienvenue au troisième match du tournoi ! Suite à sa défaite, il s'est entraîné avec acharnement, peaufinant sa tactique, affûtant sa hache, et aiguisant ces sens. Le revoilà aujourd'hui, près à tout pour gagner sa place en final ! Je vous pris de faire une ovation pour le grand Olb Ragan, Amiral d'Ilémnihr !

Hier, son ingéniosité et son endurance ont eu raison de la force et de l'expérience du terrible Nery aux bras d'aciers. Ce dernier, s'est battus avec vaillance, mais en vain. Il n'a pas réussit à résister à la jeunesse. Je vous demande d’accueillir avec le plus grand respect, celui qui a détrôner l'éternel second, Pyram, au trident ailé ! Comme le veux la tradition, si Ragan remporte la victoire, chacun des concourants auront gagnés et perdus une fois. Ils devront donc combattre Ezaria lors d'une bataille royal, où tous seront dans l'arène en même temps, et où le dernier debout sera sacré champion du tournoi, et se verra remettre le titre de meilleur soldat du royaume par le roi en personne !»

La foule était en délire. Ce combat, opposant les deux derniers postulants au titre de meilleur soldat du royaume allais définir le déroulement de la bataille final.

Mais, cette fois ci, Ymenaël, le commentateur, repris la parole.

« Je viens d'apprendre une terrible nouvelle, rien de grave je vous rassure, mais le mieux serais que je laisse le principal intéressé prendre la parole.

– Avant toute choses, je souhaite remercier tous les supporter, ainsi que tous les habitants du Fort-Brisevent, qui ont placés leurs confiance en moi jusqu'au bout. – comprenant qui venait de prendre la parole, les Briseventois se levèrent – Ma défaite marque mon départ. Je ne suis plus digne de diriger l'armée du Fort, aussi je vous annonce que je prend ma retraite. – des cris se firent entendre, ceux des fans de Nery – Ce fut un honneur de participer à la protection de cette forteresse millénaire, à l’entraînement de tous ces soldats, mais surtout, à rendre vos vies plus sereines.

– Nery, au nom de tous, je vous affirme que vous allez sans aucun doute nous manquer. Profitez bien de votre retraite, menez votre vie comme vous l'entendez, mais n'oubliez pas que vous êtes et serez toujours le bienvenue parmi nous ! Mais, assez parler, un combat historique est sur le point de débuter ! Mesdames et messieurs ! Que le match commence ! »

À peine eut-il finis sa phrase que le jeune Pyram, son fidèle trident à la main, filait déjà à toute allure en direction de l'amiral qui, pris par surprise, n’eut d'autres choix que de se protéger avec le manche de sa hache. Les pointes de son arme vinrent se placer à quelques centimètres de la tête du pauvre Ragan. Le choque, porté par celui que certains surnomme déjà le nouveaux champion, le fit reculer de quelques pas. Et c'est avec une force impressionnante, presque qualifiable de surhumaine, qu'il fit reculer son assaillant, encore et encore, le repoussant jusqu'au centre de l'arène, avant de l'éjecter puis de le balayer d'un violent coup de hache sur son armure. Cette dernière, malgré sa résistance légendaire, vola en éclats. Cette attaque, bien qu'ayant partiellement blesser Pyram, servait surtout à blesser son honneur.

Le soldat de Balaard, l'esprit enragé par cet affront, se releva et pris la corde qui pendait à son trident. Il fit tourner son arme dans les airs si vite, qu'un sifflement strident et intimidant se faisait entendre. Puis, sans prévenir, son trident fonça sur l'amiral, fendant l'air plus rapidement que le plus vif des oiseaux, plus rapidement encore que le vent ne déferle sur nos côtes les jours de tempêtes. À peine eut-il le temps de tourner son regard vers l'arme que cette dernière vint s'enfoncer dans les côtes de l'amiral. Le publique retenait son souffle, craignant le pire. Pyram aux trident ailé, voila donc l'origine de ce nom. On peut dire qu'il n'a pas volé sa réputation. Mais il n'affrontait pas n'importe qui. Si l'on en crois toutes les histoires qui l'entourent, Olb Ragan d'Elderan, dont la force peux rivaliser avec celle d'un ours, s'est déjà battu contre la mort par le passé. C'est avec un sourire aux lèvres, desquels perlaient quelques gouttes de sang, qu'il se releva. Il pris une grande inspiration et, tout en regardant le soldat de Balaard droit dans les yeux, il retira le trident. Son arme dans les mains de son ennemie, Pyram ne vit rien d'autre qu'un colosse de deux mètres se relever, face à lui, avec le regard d'une personne prête à en découdre. Un regard que je n'avais vu qu'une seule fois, dans les yeux d'un homme. Un regard si terrifiant, que même l'animal le plus sauvage aurait fais demis-tour. Il leva le trident de ces deux mains et, après un court moment, la brisa en deux d'un coup d'une rare violence contre son genou.

Tétanisé par cette vision, le jeune soldat n’eut pas le temps de réagir. L'amiral fonçait déjà sur lui, la hache tournoyant au dessus de sa tête. Il la pris à deux mains et lui asséna ce qui devait être le coup le plus violent du tournoi. Le plat de sa hache fit décoller le jeune Pyram si brutalement, que ce dernier perdit conscience sur le coup. Retombant alors sur le sol, l'équipe d'alchimistes du royaume se précipita dans l'arène afin de le sauver. La victoire était écrasante. Il ne venait pas seulement de gagner, il avait écraser son adversaire. Nul doute que son instinct d'animal lui donnera un lourd avantage lors de la final. C'est sous un soleil éblouissant, sa cape en peu d'ours flottant au vent, que Ragan fut déclaré vainqueur.

Au moment où j’écris ces lignes, le Soleil se couche à l'horizon. Je n'ai qu'une chose en tête : la final de demain.


Jour 25 :

Ce matin, je me suis réveillé plus tôt que prévue. La lune trônait encore fièrement dans le ciel. L'air, bien que plus frais qu'au zénith, me semblais plus chaud que d'habitude. Cela ne pouvais annoncer qu'une journée sous un soleil ardent. Je suis donc partis profiter des dernières fraîcheurs de cette dernière dans les jardins de la capitale. Les oiseaux se réveillaient tout juste, chantant les premières lueurs du jour. Le vent dans les feuilles provoquait un doux bruissement se mêlant parfaitement à la calme mélodie du ruisseau. Je me suis assis sur un banc, profitant de ce magnifique concert, lorsque j'ai surpris une discussion entre deux personnes assises derrière le haie.

Au début, j’essayais de ne pas y prêter attention, mais plus le temps passait, plus ma curiosité se faisait présente, à tel point, que j'ai finis par craqué. Seul quelques mots me sont parvenues, mais ils ont suffit à donner raison à ma curiosité et mon Imagination. En effet, depuis ma plus tendre enfance, j'ai toujours ressentis un grand amusement à écouter les conversations des gens, et à m'imaginer des histoires rocambolesques, à la limite de la fantaisie. Je suis d’ailleurs convaincu que je devrais écrire un livre compilant toutes ces folles histoires que j'ai créer. Mais je m’égare, encore une fois.

Ils ont parlés, si j'ai bien compris, d'une mission qui semblait importante à leurs yeux. Elle ne pouvait être accomplis qu'aujourd'hui, lors de la final. Peu après leurs conversation, il a donner un petit objet au second. Je dois bien avouer que ce n'es pas le genre de conversations que l'on entend tous les jours. Il s'agit là sûrement d'un cas d'escorte de clandestins, et donc, quelque chose que je risque de volontairement oublier. je dois bien avouer que j'ai toujours eu de la peine pour ces pauvres personnes fuyants leurs origines pour trouver un tant soit peu d’humanité dans le cœur des étrangers. On a beau être dans un royaume plutôt progressiste, il faut croire que certaines choses ne changeront malheureusement jamais.

Après avoir contemplé le doux levé de soleil, je me suis dirigé vers la maison, où m'attendaient Izir pour prendre le petit déjeuné. Nous n'avons pas traînés, la final débutant pourtant que dans quelques heures, nous étions impatients d'y assister. C'est donc avec presque une heure d'avance que nous nous sommes installés, à la même place, encore une fois. Nous avons discuter de notre future voyage et des risques qu'il représentait. Mais nous nous sommes vites rendu compte que nous ne devions pas rater une tel occasion de découvrir le monde.

Le cours de notre discussion fut brutalement interrompue par la voix d'Ymenaël, le présentateur.

« Mesdames et messieurs, cette situation a eu lieu pour la dernière fois il y a six ans. Il y a six ans, elle venait de signer la toute première inscription publique du siècle. Il y a six ans, elle a remportée la victoire lors d'une bataille royal avec une facilitée déconcertante. Il y a six ans, elle fut sacré Championne du tournoi. Et cette année, elle se retrouve encore une fois confrontée à ce terrible coup du sort, je vous demande un tonner d'applaudissement pour celle que l'on surnomme désormais Ezaria, la prodige du royaume !

Jeune, il se battait déjà contre ces aînés. Toute sa vie, il ne l'a dédier qu'à un seul but, devenir le meilleur. À 20 ans, il s'est battus contre un ours et à 23 il est devenue l'amiral d'Ilémnihr. Hier, il nous a montré sa propre définition de la victoire en libérant son instinct animal. Je vous pris de faire une ovation pour Olb Ragan dit Hache d'ours !

Il est le favoris de ce tournoi. Pêcheur originaire de Balaard, il ne semblais pas destiné à une vie de soldat. Pourtant, il se révélera comme étant un grand maître dans l'art du maniement de trident. Il se forgera par la suite un nom et une réputation. Je vous demande d'accueillir avec le plus grand respect Pyram, au trident ailé !

Comme vous le savez, le dernier concourant, Nery aux bras d'aciers, a pris sa retraite hier. Il ne combattra donc pas aujourd'hui. Néanmoins, il se trouve ici même, dans les gradins. Je vous pris d’applaudir le courage de celui qui a défendu la forteresse millénaire durant ces 30 dernières années ! Que le match commence ! »

Les trois concourants rentrèrent dans l'arène acclamés par la musique de l'orchestre et leurs fans. Doucement, mais avec fierté et dignité, ils s'avancèrent vers le centre, se prirent la mains et, comme le veut la tradition, se souhaitèrent bonne chance, avant de repartir se placer devant chaque portes. Après un dernier salut, ils prirent leurs armes. Ragan pris la hache qu'il gardait dans son dos, Pyram, le trident dans les mains, se mit en garde et Ezaria décrocha deux de ses trois couteaux de sa ceinture. Les yeux rivés sur ces deux adversaires, cette dernière semblait aussi figé que ne peux l'être une statue. Ces sens à l’affût, ne perdant pas une seule seconde d'attention, tel un prédateur devant sa proie.

Ce fut finalement Pyram qui ouvrit les hostilités. Il lança son trident en direction de Ragan. Ce dernier, ayant retenue la leçon, s'en saisis et, malgré le fait que son propriétaire tentait de le récupérer en tirant sur la corde qui les reliaient, il leva sa hache, près à couper le liens. Mais alors que son arme plongeait vers sa cible, un détail attira le regard des deux soldats. Ezaria avait disparue, sans laisser de trace, ni même faire le moindre bruit. Connaissant très bien les stratégies de la jeune prodige, il se jeta désespérément au sol afin d'éviter le projectile qui sifflait déjà dans son dos. Malheureusement pour Pyram, c'était la première fois qu'il avait à faire à plus rapide que lui. Le couteau à la lame aussi tranchante qu'elle peut l'être, alla se loger en plein millier de sa cuisse. Le soldat de Balaard poussa un cris, trahissant la douleur qu'il ressentait. Malgré cette dernière, il retira d'un coup sec le couteau et, tout en serrant les dents, se fit un bandage improvisé avec un bout de sa tunique de combat. À peine eu-t-il le temps de se relever qu'un autre couteau filait déjà sur lui. Il eu à peine le temps de le dévier avec son trident, qu'Ezaria fonçait sur lui, sa dernière lame à la main. Cette dernière était légèrement plus longue que les deux précédentes et était décoré d'un petit foulard bleu sur le bout du manche.

Pyram, son trident à la main, se tenait debout sur une seul jambe, face à la prodige du royaume. À l'heure où j’écris ces lignes, je me rend compte que si l'amiral n'était pas intervenue avec son coup de hache, le jeune soldat aurais été immédiatement éliminé. Cette frappe d'une puissance redoutable à fait reculer Ezaria de quelques mètres et tomber Pyram. Bien entendu, Olb ne manqua pas l'occasion et finis ce qu'il avait entamer juste avant. Il trancha la corde qui pendait au trident et ainsi, rendis Pyram nettement moins dangereux.

Enrager par ce qu'il venais de se passer, il saisis son arme et, envahis par cette colère, se releva en fixant Ragan droit dans les yeux. La peur envahissant l'amiral, ce dernier recula de quelques pas, comprenant alors la détermination du jeune soldat. Il se mis en garde, prêt à riposter au moindre coup. Pyram, alors soumis à son instinct, se mit à courir en direction de sa proie et, l'arme à la main, il donna un grand coup de pied sur le manche de la hache de son adversaire, avant de planter le tridents une nouvelle fois dans les cotes de l'amiral. Mais cette fois ci, le regard plein de peur et de douleur, il se tourna vers les tribunes et regarda son vieille amis et rival de toujours, Nery. Ce dernier, pris de panique à la vue de cette scène, se décida à intervenir. Il couru vers le rebord de l'arène et, tout en hurlant à Ezaria de maîtriser Pyram, sauta par dessus la barrière. Mais au lieu de chuter de près de 5 mètres de hauts, ses pieds se posèrent sur une étrange barrière magique que généraient ces bottes, lui permettant ainsi de courir dans les airs. Il fonça vers Ragan et lui appliqua les premiers soins, mais très vite, le publique se rendis compte qu'il y avait un problème. Malgré la potion apportée en urgence, et tous les soins de Nery, Ragan ne semblais toujours pas reprendre ces esprits. Dans un élan de désespoirs, il tendis ces mains et un aveuglant flash vert en sortis. C'était comme si la foudre venais de frapper le terrain. Sous la fatigue, Nery perdit connaissance et, petit à petit, un étrange liquide loir sortis de la plaie. Le sang regagnait alors le corps de l'amiral. La marque qu'avait laisser le trident se mit à disparaître doucement, et les deux soldats furent évacués en urgence vers le palais du roi, où ils seraient pris en charge par le grand sage Horace, mage du royaume. Ymenaël a alors demander à tout les spectateurs d'évacuer l'arène.

Nous sommes donc rentrés à la maison, l'esprit tourmenté par ce qu'il venais de se passer. C'est donc la tête pleine de question que nous nous sommes couchés. Il est presque minuit à l'heure où j’écris ces lignes, et toutes ces pensés m'empêchent de dormir.


Jour 26 :

Voilà bien deux heures que j’essaie de trouver le sommeille, mais rien n'y fais, l'incident d'hier reste gravé dans mon esprits. Ragan va-t-il survivre ? Ce n'est pas la première fois qu'il regarde de haut la mort, mais de tous ces moments, celui-ci est de loin le plus dangereux qu'il ai vécu. Une fois de plus, j’entends ma curiosité me murmurer quelque chose. Je crois que si je veux dormir l'esprit tranquille, je dois partir en quête de réponse. Si je me souviens bien, Horace est quelqu'un de très ouvert d'esprit. Il ne devrait donc pas s'opposer à ce que je le rencontre. Je me dirige donc sans plus tarder vers les portes du palais.

Ces dernières font parties des 6 merveilles du royaume avec le phare d'Oltran, la grande bibliothèque d'Ylis, l'épée d'Elderan et le Fort-Brisevent. Les portes du palais d'Ylis sont pour le moins très impressionnantes. Elles sont constituées d'une gigantesque muraille, ainsi que de deux imposantes statues, situées de chaque côtés de la porte. Personne ne sait vraiment qui elles représentent, mais il ne fait aucun doute que ces deux personnes devaient être d'illustre combattants, à en juger par leurs armures et leurs armes.

Cela provoque toujours la même émotion de passer ces murs. On se sent tout petit et insignifiants, puis une fois franchis, on se sent plus courageux qu'avant. C'est donc armé de ce courage que je me dirige vers l'entrée du palais. Le hall est majestueux, ces arches et ces fresques le rendent étonnement rassurant. On y sent une ambiance paisible et réconfortante. Toujours est-il que je suis venue ici pour trouver des réponses à mes questions, et non pas pour observer l'architecture du palais.

« Vous devez sans doute être architecte, je me trompe ?

– C'est juste, en effet, mais je n'était pas venu ici pour observer ces arches, je vais donc y aller.

– Que vous arrive-t-il ? Je remarque dans votre regard une grande confusion. Une énigme vous hante l'esprit et vous souhaitez en avoir la clé. Pardonnez-moi, je ne me suis pas présenter, je suis Nefyhr, prétendant au poste de mage dYlis, et apprenti de ce dernier.

– Vous êtes l’apprenti d'Horace ? Par Ri-Méro ! Je ne pouvais pas espérer mieux ! Je cherche Le grand sage Horace, j'ai quelques questions à lui pauser, sauriez-vous où le trouver ?

– Naturellement, je dors, je mange et j’étudie ici depuis bientôt trois révolutions. Suivez-moi je vous prie, il est à l'étage. »

Nous nous sommes mit en route, grimpant péniblement les nombreuses marches qui nous séparaient des appartements d'Horace. Le long des escaliers se trouvaient toutes sortes de tableaux, montrant la famille royale jusqu'à Harald premier du nom. Ils avaient tous très fier allure. De plus, observer les ressemblances entre chaque générations est, je trouve, un jeux très amusant. Une fois en haut, nous nous sommes engagés dans un long couloir, décoré d'un grand tapis rouge. Au fond, une grande porte ressortait du lot. Elle était plus grande et mieux décorée. C'était très certainement la chambre du roi. Nous nous sommes approchés d'une autre, légèrement entrouverte.

Un vieil homme se trouvait derrière la porte, assis devant son bureau, griffonnant quelques notes sur un mystérieux carnet. Chaque mots qu'il écrivait semblais lentement s'effacer, si bien qu'il n'avais jamais besoin de tourner la page. En m'entendant entrer, il sursauta, avant de se rasseoir en riant.

« Ça alors, tu m'as fait une sacré peur mon petit, j'ai cru que c'était encore un de ces sale petit voleur qui convoitent mes parchemins. Vient approche, je vois en toi un conflit. Raconte moi ce qui te trouble au point de venir me voir à cette heure si tardive.

– Bonsoir Grand sage Horace, j'ai besoin de conseils et de réponses. Hier, je me suis levé très tôt et pour faire passer le temps en attendant la finale du tournoi, je suis partis me promener dans les jardins publics. Là-bas, j'ai surpris une conversation étrange entre deux personnes. Elles parlais d'un plan ne pouvant se réaliser que durant la finale du tournoi. J'avais d’abord pensé que c'était un cas d'escorte de clandestins, comme cela se fait de temps en temps. Mais avec les récents événements, j'en vient à penser que si j'avais su à ce moment là j'aurais…

– Ce qui est arrivé est arrivé, ça n'est aucunement de ta faute. Personne ne l'a vu venir, personne ! À l'heure qu'il est, Pyram est dans les geôles de la ville, et nos meilleurs chimistes s'emploie à lui concocter le plus puissant sérum de vérité pour le faire parler. Il ne fait aucun doute que si il est coupable, il paiera le prix de ces actes. Quand à Ragan, il se porte déjà beaucoup mieux et si ça continue dans cette direction, il devrais être sur pieds d'ici une semaine, alors, soit sans craintes. Malgré cet incident, tout sera bientôt rentré dans l'ordre.

– Je suppose que vous avez raison. Mais je me sent tellement coupable. Le moins que je puisse faire, c'est vous proposer mon aide. Je sais que ce n'est pas grand-chose mais…

– Ton aide représenterais beaucoup bien au contraire. Si tu est sûr que ça pourrais t'aider à te sentir mieux, j'ai bien quelques missions à te confier. J'ai crû comprendre que tu avais suivit un entraînement au combat récemment. J'aimerais que tu t'occupe de la garde nocturne du roi. Torhn, la personne qui s'en occupait habituellement, partira demain pour Balaard afin de remplacer Pyram. Et Ezaria doit être parfaitement reposer pour assurer la protection du roi demain lors de son allocution.

– Vous êtes sûr que je peux m'en occuper ? Je veut dire, je ne suis pas très expérimenté.

– Ne t'en fait pas, si jamais tu as besoin d'aide, je serais juste à côté. J'ai beau approcher les 95 ans, je reste le plus grand sorcier du royaume, et jamais de mon vivant une personne ne touchera à ne serait-ce qu'un cheveux de sa majesté. En attendant, je te conseil de retourner te coucher, tu as besoin de sommeille. »

Je l'ai remercier pour ces conseils et ces réponse, puis je suis repartis en direction de la maison. Le soleil se lève à peine, mais je doit déjà partir me coucher. Décidément, cette rencontre avec Alfynn a changé ma vie.


Jour 28 :

J'ai dû dormir au moins une bonne douzaine d'heure et voila que maintenant, le soleil se couche quand je me lève. Je suis tellement déboussolé que je n'ai réaliser qu'après coup que je venais d'écrire « jour 28 » alors que c'est toujours le n°27. Mais peu importe, hier en rentrant, j'ai poser un mot expliquant à Izir le boulot que l'on m'avais donner. Je n'en reviens toujours pas. D'ici moins d'une heure, je serais devant la porte de la chambre du roi, à veiller qu'il ne lui arrive rien. Certes, il faudrait être complètement fou pour oser s'en prendre à lui dans son propre palais, mais je ne sais pas pourquoi, je sent quand même le stresse m'envahir. Enfin, peu importe, je vais arrêter d'écrire maintenant, il faut que je me prépare pour le boulot. J'ai une nuit entière de garde à faire, et pas une seule minute à perdre.

Jour 28 pour de bon cette fois :

Durant cette nuit de garde, il s'est produit tant de chose, je ne réalise probablement pas encore ce qu'il s'est passé. J'imagine que le coucher sur le papier m'aidera à me remettre de mes émotions. Bon, tout à commencé quand je suis partis de chez Izir. Le soleil, bien qu'au crépuscule, m'éblouissait. C'est donc avec peine que je m'avançais vers l'armurerie en quête de ma cotte de maille, ainsi que de mon uniforme de la garde royale. Lorsque je suis arrivé, Ezaria m'attendait, des cernes sous les yeux. Elle m'a regarder brièvement et, contrairement à ce que je pensait, ne m'a pas provoquer une énième fois. Son regard exprimait plutôt de la compassion, il faut croire qu'elle voyait en moi tout le stresse et l'inquiétude qui me hantais. Elle m'a seulement dit qu'elle était persuadée que je serais à la hauteur. Mon uniforme enfilé, je me suis dirigé vers les célèbres portes du palais, puis je suis entré dans le hall, toujours aussi impressionnant. Là-bas m'attendait Horace. Il me conduisit vers la chambre du roi et me donna les instructions. Me tenir droit, ne pas parler au roi, ne pas faire de bruit et, une fois qu'il serait couché, faire des rondes dans le couloir le plus discrètement possible. Enfin, en cas d'incident, bien qu'il m’ait assuré que ces derniers sont extrêmement rares, je doit en priorité toquer trois fois à sa porte, puis trois fois à celle du roi. C'est un genre de signal d'alerte.

Je me suis donc mis en place, droit comme un i et muet comme une tombe. J'ai attendu ainsi une ou deux minutes, avant qu'un bruit se fasse entendre à l’intérieur. Il s'agissait de Mélio, son valet. Il venait de faire tombé un petit objet. Il est immédiatement sortis de la chambre pour me prévenir que c'était une fausse alerte. Voilà le premier coup de stresse intense de la nuit.

Par la suite, le roi est venue et est entré dans sa chambre, comme convenue. En me voyant, il compris immédiatement que c'était mon premier jour, si je puis dire, à ce poste. Aussi, il m'assura qu'en plus d'Horace, Nefyhr traîne toujours dans le coin et que je n'ai donc aucuns soucis à me faire. Il faut croire que, malgré les dire de certains, il est une bonne personne. Une fois couché, j'ai eu la sensation d'être seul, au milieu de nul-part. Une étrange sensation de vulnérabilité m'envahissait peu à peu. Puis, le cauchemar à commencer. Au début, j'ai cru que cette douce lueur n'était que celles du chandelier de Nefyhr. Mais, peu de temps après, quand j'ai entendue le bruit d'une lame transperçant un corps depuis la chambre d'Horace, j'ai immédiatement compris. Je me suis précipité vers la chambre du roi, et ai toquer trois fois, avant d'appeler Horace. Malheureusement, ce dernier ne répondait pas à l'appelle. Une personne sortis de sa chambre, elle était armée d'un glaive duquel retombait quelques gouttes de sang. L'adrénaline s’emparant de moi, je pris mon trident et me mis en position d'attaque. Les coups de l'ennemie étaient précis et violents, j'avais beaucoup de peine à les parés. Puis, un bruit métallique retentis, distrayant mon agresseur et me permettant de profiter de cette brève ouverture pour lui donner un coup de pieds au torse, qu'il n'est pas près d'oublier. Il s'effondra par terre, et j'en profita pour lui asséner le coup de grâce. La personne au chandelier, ayant entendue le vacarme produit par ce combat, dégaina une arme et se précipita sur moi. Il semblais beaucoup plus entraîner que l'autre. Il me fit reculer de plus en plus, si bien que je fut contraint de rentrer dans la chambre du roi pour ne pas me retrouver acculé contre un mur. Il me portait alors des coups de plus en plus violents, chargé de haine et de rage, et moi, dépassé par la puissance de cette personne, je tentait tant bien que mal de les esquivés, ou de les parés. Mais la fatigue s'emparant petit à petit de moi me fit perdre le fils de ces coups, et il finit par me désarmer. Il plaça sa lame sous ma gorge et, le visage toujours dans l'ombre, se mit à me parler.

« Remarquable, tu as tenue longtemps contre moi, j'en ai presque eu peur de perdre du temps. Oh mais tu ne semble toujours pas comprendre… On est pareille toi et moi, on a les mêmes ambitions, les mêmes rêves… la même vie peut-être ? Je t'en prie, ne me fait pas l'affront de me dire que tu ne sais pas qui je suit ? Tu est pathétique ! Te voir comme ça me fait regretter tout ce chemin que j'ai parcourue. Bon, tu as gagné, je vais te le dire. Je suis le véritable héritier des Vadélios, les Seigneurs immortels !

– Enchanté, moi c'est Harald, ton roi ! »

Une masse s'est alors abattue sur son crane, le tuant sur le coup. Le roi venait de me sauver la vie. Avec du recule, je ne pense pas que j'aurais eu la moindre chance de m'en sortir sans ce sauvetage. Le calme étant revenue, il sonna une cloche et plusieurs domestiques et autres gardes rappliquèrent et, sans même dire un mot, ils se mirent à nettoyer ce véritable champ de bataille. Il me proposa d'aller boire du thé dans sa pièce de vie. Et me voila maintenant, essoufflé par cet incident, à prendre le thé dans le salon du roi, et à lui lire mes aventures soigneusement consigné dans mon journal. Décidément, ma vie ne sera plus jamais comme avant… et ça me plais !
 
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MecaTronix

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Aller et retour, récit d'un colon Haregien, par Iromnil Ragan.

Petit récit fantastique, écrit par le personnage principal, retraçant la colonisation des terres nouvelles par le royaume d'Haregorne. De son engagement à son retour, en passant par ces bouleversantes découvertes, le jeune Iromnil Ragan nous embarque avec lui afin de nous raconter son émouvant voyage.

Attention !
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Sur un thème plus fort, je vous avertis par avance que certains chapitres comporterons des scènes très violentes et très crues. Elle seront alors indiqués par un bandeau d'alerte, identique à celui entourant ce message, et une version "tout publique" sera disponible. Je vous remercie de votre attention.
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Chapitre I : Départ vers de nouveaux horizons.

Je me souviendrais toujours de ce 20 mars 2613. Nous venions tout juste de fêter ma majorité lorsque les journaux nous l'avaient annoncés. Le roi, Tiam VI, venait de se lancer dans une course au développement du royaume. Il venait de commander une expédition afin d'aller explorer et coloniser des terres inconnues. Il demandait des volontaires pour partir explorer ces étendues lointaines, lors d'un voyage qui durerait 3 ans environ. Je me rappelle que nombre de personnes hésitaient, se demandaient si c'était une chose à faire. Pour moi qui n'avais cessé de rêver d'aventure, le choix fut au contraire très vite pris. Tout juste le temps de rassembler mes affaires et je suis partis sur la route menant aux inscriptions. Une fois sur place, la déception me frappa en plein cœur. Il était obligatoire d'avoir passé son service militaire, ce qui, étant donné mon jeune âge, n'était bien évidemment pas mon cas. Mais il en faut plus pour me décourager, bien que faible, il me restait encore de l’espoir. Il me suffisait simplement d'embarquer clandestinement à bord d'une des nombreuses frégates peuplant le port d'Haregia. Cependant, hors de question de quitter ma famille sans leurs dire au revoir. C'est donc avec empressement, afin de ne pas rater le chargement des caisses de vivres sur les navires, que je me mis à rebrousser chemin. Les au-revoir furent bref mais touchants. De retour au port, je me suis faufiler dans un tonneau remplie de vivres. Ce n'était pas le grand luxe, mais au moins, j'avais de quoi manger le temps que le bateau face route vers le nouveau monde. L'attente fut longue mais elle en valais la peine. Après une heure à patienter dans ce fichu tonneau, je me suis décidé à sortir. Quel ne fut pas ma surprise lorsque je vis ces deux petits yeux verts, fixés à ce jeune visage innocent et plein d’inquiétude, celui d'un pauvre type désespéré et forcer à se porter volontaire, terroriser par l'idée d'être si loin de sa famille. Je ne le savais pas encore, mais je venais de rencontrer un très bon amis, avec qui je passerais sûrement encore de très bon moments.
Chapitre 2 : Une belle rencontre.

Cet instant, me paraissant toujours très étrange, restera probablement gravé à tout jamais dans ma mémoire. En y repensant aujourd'hui, je ne peux m’empêcher d'en rire, d'en pleurer et même d'en être terrifié. Et la seule raison derrière toutes ces émotions, est que ce jeune homme que j'avais alors devant moi, allais bientôt me sauver la vie d'une manière que je ne suis pas près d'oublier. Mais n'allons pas trop vite, prenons le temps d'examiner la scène. Je ne suis, à ce moment de mon voyage, encore qu'un simple clandestin, se faisant interrompre ses rêves d'aventure et de rencontre, de nouvelle cultures et de nouvelles connaissances, de découverte et de renommés, par un jeune marin aux yeux d’émeraude, visiblement accablé par la peur l'inconnue que je suis, mais tout cela en étant aux trois-quarts ensevelis sous les vivres peuplant le tonneau qui me sert de planque. Mon jeu en main ne me semblait plus si mauvais qu'avant, et après avoir pris le temps de bien évaluer la situation, je fut celui qui relança la partie en abattant une carte maîtresse du jeu. Tout ce que j'avais besoin de faire, c'était d'attendre que la nuit tombe, d'emprunter à long terme et sans permissions un uniforme à ma taille, et de jouer habillement afin de mener ce jeune garçon à aider le gérant de ce bâtiment à faire l’appelle, et ce en s'arrangeant pour que mon nom soit prononcé. Non pas que cela représente un élan de narcissisme émanant de mon éminente personne, mais je préférais pouvoir répondre officiellement « présent » à cette occasion. Lui faire part de mon plan ne fut que la partie facile de ma victoire, le convaincre fut un véritable casse-tête. Je lui ai parler de sa famille qu'il serait plus sûr de retrouver si quelqu'un veillais sur lui, de son honneur qui serait bafoué s’il me dénonçait ou s’il ne m'aidait pas, et même de mon rêve qu'il risquerait de briser, tel une vitre sur laquelle on enverrait valser le marteau de la dure réalité. Je crois me souvenir avoir joué sur toutes les cordes sensibles qu'il m’aie été possible de trouvé, cependant, rien y faisait. Il m'est alors venue une idée, ou plutôt un sentiment, je ne saurais trop vous le dire. Nous ne nous étions rencontrés seulement depuis cinq petites minutes, et pourtant… Il ne m'avais pas adresser une seule fois la parole, et pourtant… Et pourtant je me sentait honteux d'avoir tenté de le manipuler, comme si en réalité, il était un vieil amis que j’étais en train de trahir. Tel fut l'impacte que la masse produits sur la vitre de ma réalité. Déboussolé par ce bref éclaire de lucidité, je lui ai reformuler ma requête, avec comme seul argument un simple merci. Et le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il m'a sourit, et est partis accomplir ce que je lui avais demandé, tout simplement.
Chapitre 3 : Un temps récurant.

Le temps est une chose bien curieuse, plus on y prête attention, moins il semble exister, car sa seule existence réside en son écoulement, et l'unique moyen de le faire passer, c'est de l'oublier. C'est en tout cas ce que je me disait avant de connaître cet affreux personnage, m'aidant dans tout ce que je devait accomplir. Il était certes très mince, et pour tout vous dire, il semblait la plupart du temps avoir la tête à l'envers, mais il m'était très fidèle. En même temps, quoi de plus normal pour le balais d'un marin charger de nettoyer le pont. C'était là tout le problème, moi qui avait rêver d'aventure toute ma vie, jamais durant ce long voyage je n'ai pu ne serait-ce qu'admirer l'océan, et les milliers de créatures qui y dansaient inlassablement, comme pour me monter où se trouvait la liberté. Ma danse à moi était plutôt du genre lassante et me lessivait complètement, à tel point que le temps me privait alors de la poésie du monde. Mais chaque lendemain, sur ce même pont, je me trouvait là, récurant inlassablement les planches de ce maudit navire, espérant l'apercevoir, rien qu'une heure, rien qu'une minute, rien qu'une seconde… rien. Je ne l'ai même pas entre-aperçut le soir en allant me coucher, sur cette portion de la cale qui me servait de lit, tant il m'avait rincé. Tout ce qu'il me restait, c'était mon nouvel amis, encore trempé par les efforts qu'il avait fournis toute la journée, me servant alors de repose pieds. Ce balais pouvait visiblement servir à autre chose qu'à que me narguer. Mais un beau jour, ou peut-être une nuit, je l'ai entendue, martelant ce vieux rafiot de ses pas de danse, accompagnée par son amant, foudroyant du regard tous les indiscrets, faisant fuir les poissons, et emportant dans le rythme, le navire. L'orage venait de danser à ma place, m'offrant ainsi la liberté de pouvoir contempler le temps, d'un instant aussi long que je l'avais toujours voulue. Et c'est ainsi que, ayant atteint mon unique objectif, je me suis décidé à refermer les yeux et à l'écouter se défiler devant l'imposante force que représente la nature.
Chapitre 4 : La valse.

Je pense qu'il est amusant de constater à quel point on perd le nord quand on est au beau milieu de l'océan. On ne vois rien d'autre que de l'eau, et de l'eau, et encore, jusqu'à l'horizon. On ne sais pas vraiment dans quel direction on va, ni même à quel vitesse. Tout est si vague que cela peux parfois donner la nausée. Alors on se penche vers cette horizon sans fin, on regarde l'eau passer et on attend que ça nous passe. D'après le capitaine, je n'avais pas le pieds marin. Cette remarque m'a beaucoup fait rire, à quoi s'attendait-il après tout ? Je ne savais pas nager, je ne savais pas naviguer, je crois bien que je n'avais même jamais été sur l'eau avant ce jour. Mais il semblais si sincère, comme si il voulais me dire autre chose, comme si il avais compris qui j'étais réellement. En soit, cela ne m'étonnerais pas de lui. Il était toujours si observateur, toujours à l’affût. Il était même capable de nous dire que l'on était malade avant que l'on s'en rende compte nous-même. Si seulement je ne m'était pas lié d'amitié avec lui. Enfin, encore une fois je m'égare et je vais trop vite. À ce moment du voyage, j'étais pensif, c'est tout ce que je faisais, je pensais. Oh bien sûr, je nettoyais le pont en attendant la prochaine danse de l'orage, mais je sentais bien que la routine s’installait. C'est vrais que c'est ironique pour un aventurier de vivre la routine. Mais c'était bien réel, à chaque levés, on prend son balais, on file comme le vent faire notre toilette, on prend notre balais et le bal commence, la valse prend place et chacun frottent, rincent, tendent, observent, nouent et dénouent. Un vrai travail d'orfèvre quand on y pense, chaque mouvements pensés et dirigés de la main du chef. À y réfléchir, ce bateau est comme un orchestre, on a tous nos partitions en tête et on jouent quand le chef nous désignent. Puis, on recommence mais, toujours dans la même salle, toujours sans public pour nous applaudir, toujours seul, au milieu de la foule. Puis vient le soir, on s'arrêtent tous, on laisse l'équipe de nuit prendre la relève, et moi je part, la tête dans les étoiles, espérant le retour de la valse de l'orage. Et ce matin là, comme je m'y attendais, je me suis levé, j'ai fais ma toilette et pris mon balais, puis je suis partis sur le pont. J'ai rapidement observé l'océan, les poissons qui dansaient, les mouettes qui criaient bienvenue. Je me suis stoppé, j'ai jeter mon balais, et je me souviens avoir crié, aussi fort que possible la présence des mouettes, et l'on s'est tous mis à danser, le cœur remplie de joie, et de soulagement.
Chapitre 5 : Le temps d’apprécier.

Jamais je n'aurais penser fêter avec autant d'enthousiasme, la fin d'une aventure, et pourtant, c'est bel et bien la tête pleine de joie que nous avons enfin accoster à cette île. Non loin, on pouvais distinguer les côtes majestueuses bordant le continent. Nous ne le savions pas encore, mais par delà l'horizon nous attendait un nombre incalculable de paysages à en couper le souffle, d'aventure si palpitantes qu'elles pourraient à elles seule combler la vie d'un intrépide aventurier jusqu'au dégoût. C'est accompagné de mon amis aux yeux d’émeraude que j'ai poser pour la première fois en près de 6 mois, les pieds sur le sable brûlant. Le vent, tentant vainement de nous repousser, nous semblait alors d'une rare violence à tel point que les tempêtes que nous avions essuyés lors de la traversé ne nous revenait en mémoire que comme la douce brise de printemps, couchant délicatement le blé de nos champs. Le temps, à défaut de me narguer en se stoppant, se mettait à se déchaîner, comme pour m’empêcher de continuer ma route. La nature de cette île était vraiment très étrange. Perdue au large des côtes du continent, elle n'était en réalité qu'un très large banc de sable servant à faire échouer les pauvres marins trop peux expérimentés. Mais fort heureusement pour nous, le capitaine, qui n'acceptait qu'on l'appelle que de la sorte, n'était pas de ces marins improvisés, ayant obtenue leurs grades que par l'argent. C'est alors que l'ordre nous a été lancés par l'ambassadeur, celui de remonter à bord. Nous faisions cape vers une île on ne peu plus hospitalière que l'on distinguaient alors légèrement au large, et qui semblait beaucoup plus haute et verdoyante. En comparaison, le soleil nous apparaissait alors immédiatement plus fort, comme si l'on se trouvaient au beau milieu d'un désert. Et en soit, nous n'avions pas tort, car au-delà de ce qui nous semblait encore à ce moment là la seule barrière avant le nouveau monde, ne se trouvait alors encore qu'une savane, déserte de toutes forme de vie humaine, déserte de toute émotions si ce n'est que la contemplation des vastes terres inconnue, s'étendant à perte de vue, portant en elle le futur de notre nation. C'est en subissant la chaleur cuisante du soleil et les coups de fouets portés par le vent que nous sommes repartis en direction du navire. Nous n'avions plus qu'à profiter du temps, le temps d'observer, le temps d'admirer, et à apprécier ce temps.
Chapitre 6 : L’espoir en fumée.

À peine partis, déjà nous nous retrouvions, nous l'équipe de jour, à festoyer dans la cale, dansant la valse avec le navire sur ces eaux agités. Les cuisines fonctionnaient à plein régime, et la douce fumée dégagée par l'odeur de la nourriture nous comblait de joie, avant de partir vers les aérations. Avec mon jeune amis aux yeux d’émeraude, nous avons jouer à un petit jeux. Il n'y avais rien de bien compliquer en fait, il suffisait de deviner un maximum de chose sur la vie de l'autre, rien qu'en le regardant. Il faut dire que, malgré le fait que cela faisait déjà bientôt 6 mois que nous nous connaissions, nous n'avions jamais eu le temps de discuter, ni du beau temps, ni de la pluie. J'ai appris plus sur lui durant ces quelques petites heures que je ne l'aurait imaginé à cet époque. Il faut dire que malgré ces apparences de gringalet squelettique, il avait le don de changer les personnes. Il venait apparemment du petit village de Lorth, non loin de la capitale, et vivait depuis toujours dans la misère. Cependant, la pauvreté lui avait permis de développer son sens des affaires. Il savait exactement comment il devait se comporter en présence de clients « de la haute » comme il les appelle. De plus, il était doué d'une compréhension de la nature humaine hors du commun. Il percevait chaque émotions, chaque intentions, avant même que vous ne les ayez formuler. Tout cela, doublé d'un sens du devoir et de l'honneur irréprochable. Tout le monde à bord, aimait à dire qu'il était la caricature du héro littéraire. Ce jour là, dans cette cale, nous nous sommes fait une promesse, comme un ordre que l'on adresse à son amis avant de mourir. Nous nous sommes jurés de nous protéger mutuellement, de ne jamais nous abandonner. Nous n'avions pas de réelles raisons de faire ce genre de choses, mais comme il disait toujours, qui sait ce que l'avenir nous réserve ? On naît un jour, on vie, on rencontre des gens puis on meurt, laissant derrière nous tout ce que nous avions fait. Alors si on vient au monde aussi facilement, et que l'on en repart, tout aussi facilement, pourquoi se compliquer la vie, à éviter toute sorte de personnes, à séparer le monde en plusieurs catégories, et ainsi de suite ? Sur ordre de l'ambassadeur, nous sommes tous remontés sur le pont. Et c'est ainsi que nous avons rencontrés pour la première fois, une autre civilisation que la notre. Les habitations de pierre blanche et leurs toitures vertes s’accordaient harmonieusement avec le vert des prairies qui l'entourait. De longues colonnes de fumés nous indiquait clairement la présence d'êtres humains. Nous avions devant nous, l’espoir qui nous avaient tous poussés à faire cette infernale traversée. De l'espoir dans la fumée, libre comme l'air.
Chapitre 7 : La fumée s'envole.

Encore une fois, le temps jouait contre nous, qui, entièrement absorbés par la vision de ces bâtiments tous plus impressionnants les uns que les autres, ne pouvions tirer pleinement profit de cet instant. En effet, plus le temps est visible et moins il existe, mais l'inverse est aussi vrai, moins il se montre et plus il existe. Et je peux vous assurer que ce jour là, le temps pris pleinement possession de l'instant, le faisant passer à une vitesse dépassant l'entendement. Nous nous sommes approchés de ce qui semblait être un port de pêche, puis nous avons jeter l'encre avant de grimper dans les petits canots nous servants à rejoindre les côtes. La surprise, la peur de l'inconnue, et même quelques cris de joie incontrôlés. Plus nous nous rapprochions, plus ces détails se marquaient sur les visages de ces indigènes. Lorsque nous avions enfin posés les pieds sur terre, ce qui semblait être un groupe de garde était là pour nous accueillir. Ils étaient armés d'étranges lances à trois dents, et ne semblait pas hostiles, juste méfiants. Afin de les rassurés, nous leurs avons montrés nos mains vides, puis ils nous ont désignés du doigt, avant de nous dire quelques mots dans une langue qui nous était inconnue. Il fallait s'y attendre, les probabilités pour qu'ils possèdent une langue similaire à la notre était très mince. Cependant, un membre de notre groupe semblait l'avoir reconnue. Il nous expliqua que ces indigènes parlait une sorte de dérivé de la langue des anciens. Il ne comprenait pas tout, mais était en mesure de suivre les grande lignes. Ces gardes semblaient nous dire « marcher nord nous attendre ». Ça avait au moins le mérite d'être intelligible. Nous nous sommes donc mis e route vers le nord, suivant ce groupe de garde vers ce qui semblait être le palais. Une fois à l'intérieur, les choses ont commencé à être vraiment comique. Bien évidement, c'est l’ambassadeur qui pris la parole. Mais comme personnes dans cette sale ne semblait le comprendre, il sortis un crayon et son carnet. Il dessina rapidement leurs île, et leurs château. Cela provoqua une réaction chez les quelques indigènes présents, comme pour dire « oui mais encore ? ». Ledran dessina ensuite l'océan, le banc de sable sur lequel nous avions accostés, une partie du continent que nous avions aperçut, puis enfin, notre ville, Haregia, avec une reproduction médiocre de notre drapeau. Pour finir, il dessina à nouveau ce drapeau mais sur l'île des indigènes. Je crois que c'est à ce moment que mon amis et moi, avons compris la réelle nature de cette expédition. Ce n'était pas pour de la simple exploration que nous étions venus ici, mais bien pour nous battre et obtenir de nouveaux territoires. La suite de son dessin nous fit froids dans le dos, il dessina notre bateau au large de l'île, puis une gigantesque flotte s'en approchant. Le message était on ne peu plus claire, la guerre était déclarée. Le voyage remplis d'aventure, de découvertes et de nouvelles cultures, venait de se transformer un un enfer que seule la guerre peu produire. L'espoir venait de s’envoler, tel la fumée qui nous l'avait amener.
Chapitre 8 : Un dernier sourire.

C'est dans un élan de folie que s'est jouer l'ouverture de la partie d'échec. Sans réfléchir, je me suis jeter entre les indigènes et l'ambassadeur, face à ce dernier, scellant ainsi à quel camps j’appartenais. Cet acte de révolte était probablement passible de la peine capitale, mais personne d'autre que ce petit groupe ne pouvait en être au courant. Les choses auraient pu très mal se passer, je ne me souvient pas trop de ce moment, tout est arrivé si vite, de manière si imprévisible. Aux échecs, il y a des règles, obligeant les deux adversaires à jouer normalement. Mais je n'avais pas penser une seule seconde, que ce maudit Ledran, ayant passé trop de temps au dessus des lois dans notre royaume, allais tenter de s'affranchir des règles du jeu. Son attaque n'était en rien prévisible, je crois me souvenir de ce mouvement vif et brusque, puis de l'éclat de la lame ensanglantée. L'attaque venais de créer un mouvement de panique dans l’assemblée, les gardes prirent leurs étranges armes, et le carnage commença. Je ne crois pas avoir bouger, je suis juste resté ici, observant avec horreur et effrois la blessure mortel que la lame venais d'infliger. Je l'ai alors retiré, puis, les mains encore pleine de sang, j'ai levé mon regard vers mon amis aux yeux d'émeraude. Et sans un mot, il m'a regarder, comme pour me faire ses adieux. Les larmes commençaient à me venir, et malgré l’anarchie globale, il me semble lui avoir adressé ces deux mots « pourquoi maintenant ». C'est alors que la réponse m'est parvenue, comme un dernier éclaire de lucidité avant le chaos. On n'étaient promis de se protéger, mais ce n'étaient à ce moment que des paroles d'encouragement à mes yeux, jamais je n'aurais penser qu'il puisse prendre ce coup pour moi, pour mes rêves. Et le plus fou dans cette histoire, c'est qu'il m'a sourit, tout simplement. Et je jure, sur la vie entière, que jamais personne n’oublia cet homme au cœur si pur, et à la volonté si grande.

Récit d'un colon Haregien en quête des terres d'Ilémnihr de 2613 à 2616.
 
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MecaTronix

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Recrutement & Annonce d'emploie

Recrutement :

Le royaume d'Ilémnihr est à la recherche de citoyens, maires, grands sages et autres personnes. Peu importe votre âge, votre grade, ou même votre expérience sur le serveur, n'hésitez pas à rejoindre le discord dédié au projet !

Discord --> https://discord.gg/BCEx5bn

Annonce d'emploie :

Ici, vous retrouverez toutes les offres d'emploie du royaume d'Ilémnihr, alors venez y jeter un coup d'oeil de temps en temps !

Bonjour, Bonsoir,

Le Conseil des Sages s'est rassemblé la nuit dernière, au sujet du projet de reforestation de l'île d'Elderan. Nous recherchons donc trois travailleurs acharnés, n'ayant pas peurs de prendre les outils en main.

Un premier travail de remodelage su terrain devra être fait en premier lieux, puis une forêt y sera plantée, couvrant la zone de 30 Chunk et sera composée de grands sapins, de chênes et de buissons en tout genre. Les tracés de chemins, sentiers, bâtiments, ou autres, devront être pris en compte afin de ne pas perturber les habitudes des habitants.

Un entretient collectif sur discord aura lieu prochainement, dans le but d'embaucher une équipe de deux paysagistes minimum. Nous aurons alors le temps de parler financement, ainsi que de préciser certains détails, comme la date des travaux. La date sera bientôt communiquée.

Avec le remerciement du conseil, ainsi que du roi, je vous souhaite une agréable soirée, journée.

MecaTronix , Sage d'Eldéran.​
 
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MecaTronix

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Conte de la fin des temps

De la civilisation des Réänmyé-Joltemréa ne restait, après la première guerre du temps, aucun survivants. C'est en tout cas ce que le fier peuple guerriers des terres glacées, plus connus sous le nom des Rédorans, se plaisait à narrer aux nouvelles générations. En effet, un représentant de ces êtres anciens, alors reconnus comme le plus grand mage de tous les temps, y avais survécu. Son nom n'a que peu d'importance, pourtant, il résonne encore dans ce monde, inspirant crainte et réconfort. Qui est-il ? Vous le saurez bien assez tôt.
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Ce conte retracera l'histoire du personnage le plus important des terres d'Ilémnihr. Il sera rendu disponible qu'une fois achevé, et marquera peut-être le début d'une nouvelle page de ce projet. Je vous tiendrais informés de son avancement ci dessous, à vos théories !

Avancement : Introduction du personnage.
 
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MecaTronix

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Bonjour, Bonsoir,

Il est temps de faire un point sur l'avenir du projet. Je pense que vous le savez déjà mais je suis plus ou moins seul derrière l'intégralité du projet. Dans le cas ou le reset à lieu, ce qui semble de plus en plus probable, toute la partie construction, terraforming, ainsi que les évents prévus seront annulés.

Pour ce qui est de la partie écrite, elle est tout ce que je peux sauver, et je vais le faire.

Si vous avez des questions n'hésitez pas, je suis toujours dispo sur discord.

Meca.​
 

MecaTronix

Member
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Bonjour, Bonsoir,

Certaines personnes l'ont probablement déjà vu, ou déjà entendus, mais je pense que c'est suffisamment important pour être redit. Non, le projet Ilémnihr ne s'arrête pas, non les récits d'Ilémnihr ne sont pas abandonnés. Mais sans votre aide, sans votre soutient, je ne pourrais jamais arrivé au bout de cette aventure extra-ordinaire. C'est pourquoi j'ai besoin de réponses, plus que jamais. J'ai besoin de savoir si tout ce travail, tout ce temps, toute cette énergie que j'investis chaque jours dans ce projet, en vaut la peine. J'ai besoin de savoir si vous souhaitez continuer à me lire, si vous souhaitez me suivre encore une fois dans ce long chemin.

Je n'ai pas l'intention d'abandonné, mais sachez une chose, ce projet va bien au-delà de ce que vous imaginez. Moi et scorpix avions prévu de mettre en place quelque chose. Quelque chose de totalement dingue, pouvant littéralement bousculer la communauté de Viking's. Tout cela est encore possible, mais uniquement si vous m'en donnez le courage.

Maintenant, je vous souhaite le meilleur, que ce soit en vrai ou dans le jeux.
MeCa.​
 

Banzai

Staff
Membre du personnel
Staff
Salut

Ce message en dit soit trop, soit pas suffisamment !
Si le but était de teaser un peu bah c'est bien réussir !

Cordialement
 

MecaTronix

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Joueur
Bonjour, Bonsoir,

Voilà bien trois mois que cette idée tourne en rond dans ma tête. J'ai bien entendue appelé un dératiseur mais rien y fais, cette espèce d'idée ne s'en vas pas. Plus sérieusement, ce qui me motive avant tout dans ce projet, c'est tout simplement vos retours. Vous l'aurez compris, c'est l’absence de critiques (positives ou négatives) qui m'avais déjà poussé par le passé, à stopper ce projet.

Ma décision est prise, une décision qui, je vous prie de me croire, ne fut pas simple à prendre. J'ai décidé de mettre un terme à ce projet. Je compte poursuivre et améliorer mes écrits, dans le but de les partagés sur d'autres plateformes. Bien entendu, si une personne souhaite poursuivre, ou recommencer la construction du royaume, qu'il ou elle le fasse, ça ne me pose aucun problème, bien au contraire.

Si vous avez la moindre question, n'hésitez pas, je suis toujours présent sur le forum, ou sur discord.

En attendant de pouvoir revenir sur le serveur, je vous souhaite comme à mon habitude, une bonne soirée, journée.
MeCa.​
 
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